État des infrastructures au Kasaï-Oriental : John Banza Lunda échange avec le caucus des députés nationaux de la province

Le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a reçu à Kinshasa le caucus des députés nationaux du Kasaï-Oriental, conduit par son président Maurice Tshikuya, pour une séance de travail consacrée à l’état des infrastructures dans cette province du centre de la RDC, plus largement, dans l’espace Grand Kasaï.

Au cours de cette réunion, tenue dans le cabinet du ministre, les élus ont soumis une série de préoccupations jugées prioritaires pour la connectivité et le développement de la région.

Huit points principaux étaient inscrits à l’ordre du jour, parmi lesquels la gestion du site érosif de Boya dans le territoire de Miabi, les déficits en ponts pour relier les routes de desserte agricole, ainsi que la situation de plusieurs axes routiers stratégiques, notamment la route Mbuji-Mayi–Kananga, dont les travaux sont en cours.

Les députés ont également attiré l’attention sur la dégradation prématurée de la voirie urbaine de Mbuji-Mayi, pourtant récemment réhabilitée, le manque d’engins d’entretien au sein de l’Office des routes et de l’Office des voiries et drainage, ainsi que sur des points critiques comme l’érosion de Kambaja dans le territoire de Katanda et l’état du pont Mianza à Bena-Nganza, dans la zone de Kabeya Kamwanga.

En réponse, le ministre a affiché une maîtrise détaillée des dossiers évoqués, apportant des clarifications techniques sur chaque point. Il a notamment indiqué que l’entreprise Safrimex dispose d’une expertise avérée dans la gestion des phénomènes érosifs dans la région, précisant qu’une synergie a été mise en place avec l’Office des routes à travers un ordre de service.

S’agissant des infrastructures de franchissement, John Banza Lunda a reconnu que plusieurs ponts sont déjà disponibles, mais que leur déploiement est ralenti par des difficultés de dédouanement. Il a suggéré d’examiner des procédures d’urgence pour accélérer leur mise en service.

Le ministre a, par ailleurs, annoncé la tenue prochaine d’une réunion élargie avec les directeurs généraux des structures sous tutelle de son ministère ainsi qu’un représentant du ministère des Finances, afin d’apporter des réponses coordonnées aux préoccupations soulevées.

Concernant le déficit en équipements, il a évoqué un programme national ambitieux visant à doter le pays d’au moins 6 000 engins destinés aux brigades routières, afin de renforcer les capacités d’entretien et d’intervention.

Parmi les mesures immédiates, l’axe Mbuji-Mayi–Lupatapata, long d’environ cinq kilomètres mais actuellement impraticable, sera traité en urgence et intégré à la voirie urbaine du chef-lieu provincial. De même, des interventions urgentes ont été programmées pour le pont Nsenga-Nsenga afin de prévenir les risques pour les populations.

Sur le plan structurel, le ministre a confirmé que les travaux sur la route Kananga–Kalamba-Mbuji progressent, tout en précisant que leur achèvement est envisagé sur une période de deux ans.

Dans une approche axée sur les résultats, John Banza Lunda a instauré un mécanisme de suivi permanent, incluant des évaluations de terrain toutes les deux semaines et la mise en place d’un groupe de travail numérique dédié au suivi des projets et à la remontée des alertes.

En conclusion, le ministre a réaffirmé l’importance stratégique du centre du pays dans la dynamique nationale de développement des infrastructures. Il a notamment cité le projet de la route Mbuji-Mayi–Bukavu, qui prévoit la construction d’un pont suspendu de 740 mètres, comme illustration de cette ambition de désenclavement et d’intégration territoriale.

Cette rencontre marque ainsi une étape de coordination entre l’exécutif et les représentants nationaux, dans un contexte où les infrastructures sont appelées à jouer un rôle central dans la relance économique et la cohésion territoriale de la RDC.

Jonas Eugène Kota

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