Le processus préparatoire au dialogue national annoncé par le Président de la République franchit une nouvelle étape. À Kinshasa, la Ministre d’État, Ministre des Hydrocarbures et haut cadre de l’UDPS, Acacia Bandubola Mbongo, a lancé, ce mercredi, les travaux du pré-dialogue provincial consacré au Sud-Ubangi.
Autour de la table se retrouvent notables, élus, autorités coutumières et religieuses, représentants des femmes et des jeunes, ainsi que plusieurs composantes des forces vives de la province. Objectif : dégager une vision commune du Sud-Ubangi et porter au niveau national des propositions centrées sur la paix, la cohésion sociale et le développement.

Deux commissions pour faire émerger des propositions concrètes
Pour structurer les échanges, deux commissions ont été mises en place dès l’ouverture des travaux.
La première, consacrée à la paix et à la sécurité, est présidée par le gouverneur ad intérim du Sud-Ubangi, Jean René Galekwa Vundawe.
La seconde, axée sur le développement et les infrastructures, est dirigée par le président de l’Assemblée provinciale.
Cette organisation doit permettre d’aller au-delà des prises de parole générales et d’identifier les priorités de la province, afin de formuler des recommandations concrètes susceptibles d’alimenter le futur dialogue national.
À l’ouverture, Jean René Galekwa Vundawe a appelé à mettre les divergences politiques, communautaires et sociales au second plan au profit de l’intérêt provincial.
« Nos différences politiques, communautaires ou sociales sont légitimes, mais elles ne doivent jamais nous empêcher de rechercher ensemble ce qui est utile à notre chère province », a-t-il déclaré, avant d’inviter les filles et fils du Sud-Ubangi à « parler ensemble pour le Sud-Ubangi ».
Acacia Bandubola appelle à un travail de fond
Prenant la parole, Acacia Bandubola Mbongo a insisté sur la nécessité de faire de cette initiative un véritable exercice de réflexion sur l’avenir de la province et du pays.
Devant les députés, autorités coutumières et religieuses, femmes et jeunes, elle a plaidé pour une démarche fondée sur l’écoute et la recherche de solutions concrètes.
« Nous devons avoir un message commun. Ce message commun, nous l’aurons si nous nous écoutons, parlons ensemble et enfin proposons des solutions concrètes », a-t-elle déclaré.
La ministre d’État a également fixé la barre sur la qualité des conclusions attendues, refusant que la rencontre se limite à une simple réunion symbolique.
« Cette rencontre ne peut pas être une simple réunion de famille », a-t-elle lancé, appelant à produire « un travail de fond exploitable par la République ».»
Elle a résumé l’esprit de la démarche en trois formules : « La paix n’est pas un slogan, c’est un travail. La cohésion n’est pas un discours, c’est une pratique quotidienne. La refondation de l’État n’est pas une promesse, c’est un engagement que nous devons porter. »
Une province qui veut porter sa propre voix
À travers cette initiative, les forces vives du Sud-Ubangi entendent faire remonter les réalités du terrain au cœur de la réflexion nationale. Sécurité, infrastructures, développement et cohésion figurent parmi les principaux enjeux appelés à nourrir les travaux.
L’enjeu est désormais de transformer les échanges en propositions structurées et directement exploitables, capables de traduire les attentes de la province dans le débat national.
Avec cette étape, le Sud-Ubangi cherche ainsi à faire entendre une voix collective dans la perspective du grand rendez-vous politique annoncé au niveau national.
JDW

