RDC – Redevabilité : Acacia Bandubola échange avec la fédération UDPS d’Île-de-France sur les réformes engagées

La ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, a rencontré samedi dernier des membres de la Fédération UDPS d’Île-de-France, dans le cadre d’un échange consacré à la situation politique et économique de la République démocratique du Congo, aux réformes engagées par les autorités et au rôle de la diaspora congolaise.

Au cours de cette rencontre, la responsable gouvernementale, également haut cadre de l’UDPS, a présenté un bilan des actions menées sous la présidence de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, avant de revenir sur les réformes auxquelles elle affirme avoir contribué dans les différents ministères qu’elle a dirigés.

Prenant la parole au nom de la fédération, le vice-président fédéral de France a rappelé le parcours militant d’Acacia Bandubola au sein de cette structure. Celle-ci y a notamment exercé les fonctions de sectionnaire chargée des finances, puis de vice-présidente fédérale d’Île-de-France.

Éducation, économie et infrastructures au cœur du bilan présidentiel

Dans son intervention, la ministre a mis en avant plusieurs indicateurs qu’elle considère comme représentatifs des transformations engagées en RDC. Elle a notamment évoqué la gratuité de l’enseignement primaire, à laquelle elle attribue le retour de plus de cinq millions d’enfants à l’école, ainsi que le renforcement de la liberté d’expression et de l’espace démocratique.

Sur le plan économique, elle a souligné l’évolution du budget national, présenté comme étant passé d’environ 4 milliards à plus de 21 milliards de dollars, et une croissance économique supérieure à 5 %.

La ministre a également cité les investissements dans les infrastructures routières, universitaires et aéroportuaires, mentionnant notamment les aéroports de Bunia, Kisangani, Mbuji-Mayi, Gemena et Kananga. Elle a évoqué, par ailleurs, la perspective de la construction de plus de dix nouvelles universités à l’horizon 2027.

De l’Économie nationale aux Hydrocarbures : les réformes revendiquées

Revenant sur son passage au ministère de l’Économie nationale, Acacia Bandubola a mis en avant les mesures prises durant la crise de la COVID-19. Selon le bilan présenté, son action avait permis une baisse conjointe du prix des carburants à la pompe et une réduction de plus de 75 millions de dollars des pertes et manques à gagner supportés par l’État, en six mois.

La ministre a également évoqué son passage aux Affaires foncières, marqué, selon elle, par des mesures visant à limiter le morcellement anarchique des parcelles, les créations abusives de titres immobiliers et les irrégularités dans l’octroi des concessions.

Au ministère des Hydrocarbures, qu’elle dirige depuis août 2025, elle a insisté sur les mesures destinées à préserver l’approvisionnement national dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques et la volatilité des cours pétroliers.

Selon les données communiquées lors de la rencontre, le prix du litre de carburant en RDC se maintient autour de 1,07 euro, alors que certains marchés européens ont connu des hausses importantes.

La ministre a présenté cette situation comme le résultat d’une gestion attentive des approvisionnements, permettant au pays d’éviter les ruptures malgré les tensions internationales.

La diaspora, relais du débat national

Au-delà du bilan gouvernemental, cette rencontre a constitué un moment d’échange entre la ministre et une structure militante au sein de laquelle elle a commencé son parcours politique. Les interventions ont notamment mis en avant la continuité des liens entre les responsables de l’UDPS exerçant des fonctions publiques et les membres du parti établis à l’étranger.

Pour Acacia Bandubola, cette relation s’inscrit dans une démarche de dialogue autour des politiques publiques, des réformes engagées et des perspectives de développement de la RDC.

La rencontre s’est achevée sur un appel à maintenir les échanges entre les institutions, les structures politiques et la diaspora congolaise, présentée comme une composante susceptible de contribuer aux réflexions sur l’avenir du pays.

Albert Osako

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *