Conseil des ministres : Tshisekedi ordonne l’accélération de la mise en œuvre des accords stratégiques signés par la RDC

Face aux défis sécuritaires, économiques et géopolitiques majeurs auxquels la République démocratique du Congo est confrontée, le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a donné un signal politique clair : l’heure n’est plus aux engagements de façade, mais à l’exécution concrète et disciplinée des accords stratégiques conclus avec les partenaires internationaux du pays.

Lors de la 70ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres, le Chef de l’État est revenu sur « une série d’accords récemment conclus avec plusieurs pays partenaires d’Afrique, d’Amérique, d’Asie et d’Europe », citant notamment le Burundi, les États-Unis, le Brésil, l’Uruguay, le Qatar, la Serbie ou encore le Kazakhstan. Ces accords couvrent des domaines névralgiques — défense et sécurité, économie, mines, agriculture, énergie, technologies, infrastructures portuaires, coopération juridique, exemption de visas, appui humanitaire multisectoriel, promotion de la jeunesse et des sports, consultation politique et lutte contre les trafics transfrontaliers.

Pour le Président de la République, il s’agit d’une architecture diplomatique structurante, appelée à produire des effets directs sur la souveraineté et la transformation du pays.

Dans sa communication, Félix Tshisekedi a souligné que ces partenariats « constituent un levier essentiel pour renforcer notre souveraineté, soutenir la transformation structurelle de notre économie, moderniser nos secteurs sociaux prioritaires et consolider la place de la RDC dans les dynamiques internationales à haute valeur ajoutée ». Le Chef de l’État a insisté sur la portée stratégique de ces accords, qui « ouvrent un accès élargi aux financements innovants, aux technologies avancées et à l’expertise internationale », tout en favorisant la diversification économique par l’industrialisation des chaînes de valeur, le renforcement de la sécurité nationale, la création d’emplois et la formation des jeunes.

Mais au-delà de l’ambition diplomatique, le Président de la République a mis en garde contre les risques d’ineffectivité. « Au regard de ces enjeux, la nécessité d’une exécution rapide, rigoureuse et coordonnée desdits accords s’impose, afin que leurs impacts positifs se traduisent concrètement dans la vie de nos concitoyens », a-t-il martelé devant le Conseil des ministres. Dans cette perspective, le Chef de l’État a exigé de « l’ensemble des membres du Gouvernement concernés par chaque secteur d’accord d’assurer une coordination étroite avec la Primature et la Présidence de la République, dans le but d’éviter tout retard ou chevauchement de responsabilités ».

Une manière explicite de rappeler que la diplomatie économique ne saurait souffrir d’approximation administrative.

La Première Ministre a, pour sa part, été chargée de veiller à l’élaboration de feuilles de route opérationnelles par chaque ministre sectoriel. Celles-ci devront intégrer « les actions prioritaires à court, moyen et long termes, les indicateurs de performance, les mesures légales et réglementaires requises, les besoins en financement ainsi que les retombées attendues pour la République démocratique du Congo ».

À travers cette exigence de planification, de suivi et de résultats mesurables, Félix Tshisekedi entend inscrire la diplomatie congolaise dans une logique de rendement stratégique, où chaque accord signé doit produire des bénéfices tangibles pour la population. Une orientation qui confirme la volonté du Chef de l’État de faire de la RDC un acteur crédible, structuré et influent dans les grandes dynamiques internationales, à un moment où le pays cherche à consolider sa position politique et géostratégique sur la scène mondiale.

JEK

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