Au troisième jour de la deuxième phase de la Caravane des infrastructures, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a donné le coup d’envoi des travaux de modernisation de la voirie urbaine de Matadi, à travers le projet de la boucle Ndemba. Après Muanda, Boma et Lukula, cette nouvelle étape de la tournée met ainsi l’accent sur les infrastructures urbaines d’une ville stratégique du Kongo-Central, confrontée à la saturation de ses principaux axes, au relief accidenté et aux problèmes d’érosion.
Financé par le Trésor public avec le cofinancement du Fonds national d’entretien routier (FONER), le projet porte sur près de 7 kilomètres, répartis sur trois axes reliant notamment les avenues Mikalukidi, Place Les Copains et Mvuadu.

Une voie alternative à la RN1
Le premier axe, long d’environ 3 kilomètres, reliera l’avenue Mikalukidi à la Place Les Copains, via l’axe Ami Congo. Son aménagement doit notamment offrir une alternative à la RN1, fortement sollicitée par le trafic en provenance ou à destination du complexe portuaire de Matadi, notamment les poids lourds.
Le deuxième tronçon reliera Belvédère à l’hôpital de l’ONATRA, à Kinkanda, en passant par Buwewe. Le troisième concernera la liaison entre Belvédère et l’avenue des Pommes via l’ITP, avec notamment le traitement de deux têtes d’érosion.
Selon les données présentées lors du lancement, certaines portions concernées par ce dernier axe sont privées de circulation automobile depuis plus de vingt ans. Leur réhabilitation doit donc permettre de rétablir des liaisons urbaines aujourd’hui interrompues.
Deux ans pour transformer la boucle
La maîtrise d’ouvrage est assurée par le ministère des Infrastructures et Travaux publics, avec l’Office des voiries et drainage (OVD) comme maître d’ouvrage délégué. L’entreprise WasiCongo SARL est chargée de l’exécution des travaux, sous le contrôle technique conjoint de la direction provinciale de l’OVD et du Bureau technique de contrôle (BTC).
La durée maximale annoncée pour le chantier est de deux ans.
Le lancement de la boucle Ndemba constitue l’une des réponses concrètes identifiées par la Caravane des infrastructures aux besoins de mobilité de Matadi. Il intervient après l’inspection, la veille, du pont du Matadi Gateway Terminal, long de 160 mètres, ainsi que de la liaison routière de 1,7 kilomètre reliant le terminal à la RN14, dont la mise en service est annoncée pour fin novembre.
La voirie urbaine au cœur de la deuxième caravane
Cette nouvelle séquence confirme l’un des axes de la deuxième phase de la Caravane des infrastructures, lancée le 23 août à Muanda : suivre simultanément les grands corridors nationaux et les infrastructures qui permettent leur fonctionnement à l’échelle des villes.
À Matadi, l’enjeu est donc de mieux articuler la voirie urbaine avec les axes nationaux et les infrastructures portuaires. La boucle Ndemba doit contribuer à décongestionner les itinéraires existants, tout en rétablissant des liaisons aujourd’hui impraticables.
Après la première phase, qui avait conduit John Banza Lunda de Kinshasa à Lubumbashi sur plus de 3 000 kilomètres, cette deuxième caravane poursuit la même méthode : aller sur le terrain, constater l’état des ouvrages, identifier les urgences et enclencher les réponses opérationnelles.
À Matadi, cette méthode se traduit désormais par un chantier concret : celui d’une boucle urbaine appelée à redonner de la fluidité à une ville dont la position sur le corridor atlantique fait l’un des principaux points de passage des échanges de la RDC.
JDW

