La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a reçu, lundi à la Primature, les présidents des groupes parlementaires de l’Assemblée nationale pour une séance de concertation consacrée au renforcement de la collaboration entre le Gouvernement et la majorité parlementaire. Organisée pendant les vacances parlementaires, cette rencontre s’inscrit dans la volonté de consolider la cohérence de l’action publique et d’améliorer la mise en œuvre du Programme d’actions du Gouvernement (PAG 2024-2028).
Autour de la Cheffe du Gouvernement, les échanges ont porté sur les mécanismes permettant d’assurer une meilleure coordination entre l’Exécutif et le Parlement, dans le respect des prérogatives de chaque institution, afin de soutenir plus efficacement les réformes engagées au service de la population.

Une concertation érigée en principe de gouvernance
S’exprimant au nom des présidents des groupes parlementaires, leur coordonnateur, le député national Mundela Kanku, a souligné que le dialogue permanent entre le Gouvernement et la majorité constitue une condition essentielle pour garantir l’efficacité de l’action publique.
« C’est précisément pour cette raison que la concertation n’est pas une option mais une nécessité. Concerter en amont, c’est éviter les blocages en aval. C’est donner plus de force à vos réformes. C’est donner plus de légitimité à notre action commune », a-t-il déclaré devant la Première ministre.
Selon lui, cette démarche vise à renforcer les relations entre les deux institutions tout en préservant leurs responsabilités respectives dans le fonctionnement des institutions de la République.
Un partenariat institutionnel au service des réformes
Le coordonnateur des présidents des groupes parlementaires a rappelé que le Parlement ne saurait être réduit à son rôle de contrôle de l’action gouvernementale, insistant sur la responsabilité partagée qui unit l’Exécutif et la majorité parlementaire dans la conduite des politiques publiques.
« Le Parlement a une mission propre : légiférer, contrôler et représenter le peuple. Il ne peut se limiter à valider a posteriori les décisions de l’exécutif. Ce Gouvernement est l’émanation du Parlement et c’est cette même majorité parlementaire représentée ici par les présidents des groupes parlementaires qui vous a investi. C’est donc une responsabilité commune que nous portons devant la nation », a affirmé Mundela Kanku.
Vers un cadre permanent de concertation
Afin de renforcer cette dynamique, les présidents des groupes parlementaires ont proposé la mise en place d’un mécanisme permanent de dialogue entre le Gouvernement et la majorité parlementaire.
« Je nous propose donc que nous institutionnalisions ce cadre de concertation, avec un calendrier et des points focaux clairs, afin que Parlement et Gouvernement avancent en intelligence et non en confrontation. Ainsi, je nous propose que chaque fois, avant le dépôt de tout projet, nous ayons un temps de concertation de 48 heures. Comme ça, on évite des surprises et l’on donne une image d’unité aux Congolais », a plaidé leur coordonnateur.
Cette concertation préalable, selon les élus, permettrait d’anticiper les difficultés, de fluidifier l’examen des textes au Parlement et de renforcer l’appropriation des réformes par la majorité.
Soutenir la mise en œuvre du Programme d’actions du Gouvernement
Pour les présidents des groupes parlementaires, l’institutionnalisation de ce cadre de concertation doit contribuer à améliorer la qualité de la collaboration entre le Gouvernement et le Parlement, tout en facilitant l’exécution du Programme d’actions du Gouvernement 2024-2028.
Cette démarche s’inscrit également dans la volonté de soutenir la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en favorisant une action publique davantage coordonnée, au bénéfice de la stabilité institutionnelle et de l’intérêt général.

