Commerce extérieur : le gouvernement et la FEC resserrent leur partenariat pour renforcer la compétitivité de l’économie congolaise

Le gouvernement et le secteur privé ont affiché, jeudi à Kinshasa, leur volonté de renforcer leur partenariat afin d’accélérer les réformes du commerce extérieur, d’améliorer le climat des affaires et de soutenir la conquête des marchés internationaux par les entreprises congolaises.

Réunis dans le cadre d’un dialogue interactif de haut niveau, le ministère du Commerce extérieur, conduit par Julien Paluku Kahongya, et les opérateurs économiques de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), conduits par leur président Robert Malumba, ont passé en revue les principaux défis auxquels fait face le secteur privé ainsi que les réformes engagées pour améliorer la compétitivité de l’économie nationale.

Entouré des experts de son ministère et des responsables des établissements publics placés sous sa tutelle, le ministre a structuré les échanges autour de cinq priorités jugées déterminantes pour la modernisation du commerce extérieur.

La première concerne la digitalisation complète des procédures d’importation et d’exportation afin de réduire les délais administratifs et les coûts logistiques. Cette réforme s’inscrit dans la continuité des projets de dématérialisation des opérations commerciales, notamment à travers le Guichet Unique Intégral du Commerce Extérieur (GUCE/S-One) et son interconnexion avec le système douanier SYDONIA World.

Les discussions ont également porté sur le renforcement de la diplomatie commerciale de la RDC, avec une présence accrue au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et une coopération renforcée avec la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), en vue d’élargir les débouchés des produits congolais.

Le ministère a, en outre, réaffirmé sa volonté de maximiser les opportunités offertes par les accords commerciaux internationaux, notamment l’AGOA pour le marché américain, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), ainsi que les partenariats conclus avec les Émirats arabes unis, l’Union européenne, le Royaume-Uni et la Chine.

La modernisation de l’Office congolais de contrôle (OCC) a également été présentée comme un levier essentiel pour améliorer la qualité des produits congolais et renforcer leur conformité aux normes internationales, condition indispensable à leur compétitivité sur les marchés extérieurs.

Au-delà des réformes techniques, les deux parties ont insisté sur la nécessité de poursuivre l’assainissement du climat des affaires. Le ministère a rappelé que cette démarche s’inscrit dans les orientations du président Félix Tshisekedi, qui prône la suppression des taxes jugées pénalisantes pour les entreprises, la lutte contre la corruption et le démantèlement des réseaux de fraude qui entravent les activités économiques.

Afin d’assurer un suivi régulier des engagements pris, le gouvernement et la FEC sont convenus d’institutionnaliser deux réunions d’évaluation chaque année, auxquelles s’ajouteront des concertations spécifiques en amont de l’élaboration de chaque projet de loi de finances.

À l’issue des travaux, le président de la FEC, Robert Malumba, s’est félicité de la qualité des échanges tout en rappelant les attentes du secteur privé. « La FEC ne demande pas la gratuité des impôts, mais de la transparence », a-t-il déclaré, estimant que le dialogue permanent entre l’État et les entreprises constitue un levier essentiel pour bâtir une économie plus compétitive et davantage tournée vers les marchés internationaux.

Albert Osako

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