Les suites de la COP-30 à Belém : Kinshasa va accueillir un atelier régional des bailleurs pour les peuples autochtones

La République démocratique du Congo poursuit la mise en œuvre des engagements pris lors de la COP30 tenue à Belém, au Brésil. Dans cette dynamique, la capitale congolaise s’apprête à accueillir, les 11 et 12 mars prochains, un atelier régional des bailleurs de fonds consacré aux peuples autochtones et aux communautés locales.

L’annonce a été faite à l’issue d’une audience accordée ce vendredi par la ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat, Marie Nyange Ndambo, à une délégation composée de la Ligue Nationale des Associations Autochtones Pygmées du Congo (LINAPYCO) et d’ANAPAC RDC. La délégation était conduite par son président national, Kapupu Diwa Mutimanwa.

Les représentants des organisations autochtones sont allés remettre officiellement à la ministre l’invitation pour l’ouverture solennelle de cet événement de haut niveau.

L’atelier réunira des représentants des peuples autochtones de onze pays, ainsi que des partenaires techniques et financiers impliqués dans la concrétisation des résolutions adoptées à Belém.

Concrétiser les engagements de Belém

À l’issue des échanges, Kapupu Diwa Mutimanwa, également Ambassadeur des Peuples Autochtones auprès de la CEEAC, a précisé les enjeux de la rencontre. Selon lui, cet atelier constitue une étape clé dans la traduction opérationnelle des engagements internationaux, notamment l’ambition affichée par la RDC de consacrer 50 millions d’hectares à la conservation et à la protection des forêts.

Il a souligné que la présence de la ministre à l’ouverture de l’atelier serait un signal fort en faveur de l’inclusion des communautés locales dans les politiques climatiques et forestières.

Convergence entre l’État et la société civile

La délégation a salué la qualité des échanges avec la ministre et son expertise sur les questions liées aux droits des peuples autochtones, à la conservation et à la gouvernance forestière. Selon les représentants de la LINAPYCO, l’entretien a mis en évidence une convergence de vues entre le ministère et les organisations de la société civile quant à la nécessité d’associer pleinement les communautés locales à la gestion durable des forêts.

Malgré un agenda chargé, la ministre aurait confirmé son intention de participer personnellement à cet atelier, considéré comme une priorité dans le prolongement des partenariats conclus au Brésil.

En accueillant cette rencontre régionale, Kinshasa entend, d’une part, consolider sa position de pilier de la lutte contre le changement climatique en Afrique centrale, et, s’autre part, réaliser l’objectif de transformer les engagements internationaux en actions concrètes, en mobilisant les bailleurs de fonds autour de projets structurants pour la préservation de la biodiversité et le respect des droits des peuples autochtones.

La RDC voudrait également réaffirmer sa volonté d’articuler ambition climatique, justice environnementale et développement durable, au cœur des équilibres écologiques du bassin du Congo.

Yanel Manu

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