Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a de nouveau réaffirmé son ouverture à un dialogue national inclusif, tout en en fixant des conditions strictes. Une position constante du Chef de l’État, déjà exprimée à plusieurs reprises par le passé et régulièrement rappelée par le porte-parole du gouvernement, qui insiste sur la volonté présidentielle de garder la main sur ce processus sensible.
Ce samedi, devant le corps diplomatique accrédité à Kinshasa, au Palais de la Nation, Félix Tshisekedi a levé toute ambiguïté : le dialogue entre Congolais est possible, mais il ne saurait se faire à n’importe quel prix ni dans n’importe quel cadre.
Le Chef de l’État a précisé que ce dialogue, s’il devait se tenir, devra impérativement se dérouler sur le sol congolais et être conduit par les institutions de la République, dans le strict respect de la Constitution, des lois nationales et des règles démocratiques qui fondent le pacte républicain.
« Si ce dialogue devait se tenir, il se déroulerait sur le sol national, et serait conduit et organisé par les institutions de la République, dans le respect de la Constitution, des lois de la République et des règles démocratiques qui fondent notre pacte national », a déclaré le Président Tshisekedi. Une manière pour le Chef de l’État de rappeler que toute initiative de dialogue, y compris celles portées par des acteurs religieux ou de la société civile — notamment l’initiative conjointe CENCO-ECC — ne peut s’inscrire qu’à l’intérieur du cadre institutionnel et sous l’autorité de l’État.
Une ligne que Félix Tshisekedi n’a jamais cessé de défendre.
Le Président a également tenu à dissocier clairement ce dialogue interne des obligations internationales de la République démocratique du Congo, dans un contexte marqué par l’agression et l’insécurité persistante dans l’Est du pays.>
« Ce dialogue intérieur, aussi nécessaire soit-il, ne saurait tenir lieu de substitut aux obligations internationales. Il ne peut pas être invoqué pour relativiser une agression, ni pour diluer des responsabilités établies », a-t-il insisté.
Sur le plan judiciaire, Félix Tshisekedi a réaffirmé la détermination de l’État à laisser la justice suivre son cours, sans pression ni compromis, afin de rendre hommage aux victimes des violences. « La justice suivra son cours normal, avec rigueur, jusqu’au bout, et sans complaisance afin d’honorer la mémoire de celles et ceux injustement tombés du fait de l’agression », a-t-il rappelé, faisant écho à son dernier discours sur l’état de la Nation devant le Parlement réuni en Congrès.
Enfin, le Président de la République a tracé une ligne rouge non négociable, résumant l’essence de sa position : « Dialogue, oui. Mais pas avec ceux qui ont commis des crimes envers nos populations. »
Un message ferme, adressé aussi bien aux acteurs politiques nationaux qu’aux partenaires internationaux, qui confirme la constance de la doctrine présidentielle : l’ouverture au dialogue ne saurait se faire au détriment de la justice, de la souveraineté nationale et de la mémoire des victimes.
JEK

