La CIRGL se réunit en Zambie pour la paix en RDC

Les ministres de la Défense des États membres de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) se réunissent depuis ce samedi à Livingstone, en Zambie, pour une session extraordinaire consacrée à la situation sécuritaire et humanitaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Une rencontre jugée cruciale par les observateurs alors que les violences armées s’intensifient dans cette partie du pays.

Ouverte par la vice-présidente de la Zambie, Mutale Nalumango, la réunion met l’accent sur « l’urgence d’une réponse régionale concertée » face aux menaces transfrontalières qui continuent de déstabiliser la région. La dirigeante zambienne plaide pour des « solutions africaines adaptées aux réalités africaines », rappelant l’importance du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement qui fonde la coopération entre les douze États membres de la CIRGL.

Pendant deux jours, les travaux réunissent également les chefs d’état-major et des experts militaires qui ont engagé des discussions préparatoires entamées dès le 8 janvier. Au cœur des échanges : la détérioration rapide de la sécurité dans les provinces orientales de la RDC, marquée par l’avancée de groupes armés, l’aggravation de la crise humanitaire et les risques que cette instabilité fait peser sur l’ensemble de la région des Grands Lacs.

Les participants réaffirment leur volonté de renforcer la mise en œuvre des accords de paix récents, notamment celui signé à Doha en octobre 2025. Ils insistent sur la nécessité d’opérationnaliser pleinement l’Expanded Joint Verification Mechanism (EJVM), le mécanisme régional chargé de la vérification et du suivi des cessez-le-feu.

Plusieurs interventions soulignent que l’insuffisance de mécanismes opérationnels de surveillance limite, jusqu’ici, l’efficacité des engagements pris par les parties prenantes dans le conflit.

Au terme des échanges ce samedi, aucune déclaration finale détaillant des décisions formelles n’est encore publiée. Toutefois, l’orientation générale qui se dégage de la réunion est celle d’un engagement renouvelé en faveur d’une coopération militaire et diplomatique plus étroite entre États membres, afin de contenir l’escalade de la violence et de soutenir une stabilisation durable de l’est de la RDC.

La réunion de Livingstone intervient à un moment critique, alors que la communauté régionale cherche à restaurer la confiance entre les acteurs, renforcer les mécanismes de suivi et donner un nouvel élan aux efforts de paix dans une région où les tensions restent aiguës. Une déclaration officielle est attendue dans les prochains jours, susceptible de préciser les mesures arrêtées par les ministres de la Défense de la CIRGL.

Albert Osako

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