Engorgé, saturé, imprévisible : le boulevard Lumumba s’impose depuis des années comme l’un des points noirs de la mobilité kinoise. C’est pour faire avancer l’un des projets présentés comme la future bouffée d’oxygène de l’Est de la capitale que le Ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, et la Ministre d’État aux Hydrocarbures, Acacia Bandubola, ont effectué une descente conjointe sur le site de Petro Congo, dans la commune de Masina.

Sous instruction du Chef de l’État et dans le cadre de la coordination assurée par la Première ministre, cette mission visait à évaluer l’état d’avancement — aujourd’hui à l’arrêt — du projet de construction de la route Kulumba, une voie stratégique de 6 kilomètres destinée à désengorger le boulevard Lumumba et fluidifier les déplacements dans l’une des zones les plus densément peuplées de Kinshasa.
Masina–Petro Congo : ce qui bloque le projet
La visite a permis de dresser un tableau précis des obstacles actuels : Les travaux sont complètement à l’arrêt, et le point de blocage majeur demeure l’élargissement du tronçon longeant SEP Congo, indispensable pour respecter un gabarit minimum de 5 mètres.
Il se fait que SEP Congo n’a pas encore libéré l’espace requis, invoquant des préoccupations sécuritaires liées à la proximité de ses installations pétrolières. La zone fait, en effet, partie d’un important réseau de logistique pétrolière, ce qui rend toute manipulation délicate.
Ces contraintes empêchent toute avancée significative du chantier et menacent d’alourdir davantage la pression sur le boulevard Lumumba.
Le gouvernement déterminé à débloquer le dossier
La délégation ministérielle est venue avec un message clair : le projet Kulumba est prioritaire et doit progresser. L’État veut aller vite et cherche une solution concertée pour franchir l’obstacle technique lié à SEP Congo.
C’est dans cette logique de détermination qu’une réunion technique interministérielle s’est tenue sur place, rassemblant l’OVD ainsi que les équipes techniques et le PCA de SEP Congo, Alain Ilunga. Les discussions ont porté sur les modalités d’occupation de l’espace, les risques, les normes et les marges techniques possibles pour permettre la poursuite des travaux.

Des positions rapprochées et une commission commune
Fumée blanche au terme des échanges :Le PCA de SEP Congo, Alain Ilunga, a assuré la pleine volonté de collaborer avec l’OVD pour faire avancer le projet et une commission technique conjointe a été mise en place, sur instruction des ministres, afin de produire rapidement une solution opérationnelle.
Le DG de l’OVD, Victor Ntumba, a, pour sa part, promis un rapport technique dans un délai d’une semaine, avec des propositions concrètes.
Une nouvelle réunion décisive est prévue au cabinet du ministère des Hydrocarbures pour finaliser l’accord permettant la reprise des travaux.
Décisions finales : un ultimatum d’une semaine
À l’issue de la visite, des instructions fermes ont été données aux services de tutelle, à SEP Congo et à l’OVD, et un délai d’une semaine a été fixé pour lever les principaux blocages, préciser les zones d’emprise, sécuriser les installations pétrolières et proposer un schéma technique à valider par le gouvernement.
Le gouvernement réaffirme, quant à lui, sa volonté de moderniser les infrastructures de la capitale et de mettre fin aux goulots d’étranglement qui paralysent la mobilité des Kinois, surtout dans sa partie Est où se situe l’aéroport international de Ndjili, l’une des principales portes d’entrée et de sortie de la capitale et du pays.
JEK

