Dans un communiqué officiel ce lundi, le Ministère de l’Économie nationale confirme l’achèvement des remboursements des Pertes et Manques à Gagner (PMAG) dû aux pétroliers pour les deux premiers trimestres de 2025, tout en précisant l’état d’avancement de la certification des trimestres suivants. Le document rappelle également que toute communication officielle n’émane que du site institutionnel du ministère et de ses canaux authentifiés.

Selon le communiqué, le cabinet de Mukoko Samba rappelle que l’ensemble de ses communications de 2025 ont été publiées uniquement après l’obtention de résultats “réels et incontestables”, notamment sur les baisses officielles des prix des produits pétroliers à la pompe.
Des PMAG T1 et T2 totalement apurés
Le ministère confirme que les PMAG des premier et deuxième trimestres 2025 (T1 et T2) ont été totalement payés par les banques commerciales, sur instruction du Ministère de l’Économie nationale. Ces remboursements ont été effectués “grâce aux ressources disponibles affectées à cette fin”, précise le communiqué.
Les baisses de PMAG communiquées aux opérateurs sont consignées dans des procès-verbaux signés par toutes les parties prenantes au sein du Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP), incluant les ministères concernés, la profession pétrolière et les organismes publics.
Le Gouvernement a également apuré les arriérés de 2020 et 2021
Dans un effort remarquable d’assainissement du secteur, le Ministère de l’Économie annonce avoir procédé au remboursement des arriérés de PMAG des exercices 2020 et 2021, notamment pour les sociétés pétrolières de la zone Sud (Katanga).
Le communiqué confirme aussi le paiement des dettes historiques envers les sociétés pétrolières nationales SEP Congo, SOCIR et COBIL SPSA, pour les exercices 2020 et 2021. Ces paiements mettent fin à un long cycle d’arriérés souvent pointés du doigt comme source de tensions entre l’État et les opérateurs pétroliers.
Certification du T3 en cours, paiement prévu après le T4
La certification des PMAG du troisième trimestre 2025 (T3) a été finalisée en décembre 2025, apprend-t-on par ailleurs dans ce communiqué où le ministère précise aussi que le paiement des PMAG des T3 et T4/2025 interviendra dès la certification du quatrième trimestre, prévue pour janvier 2026.
BACKGROUND : La politique de Mukoko Samba a réduit les charges de l’État et assaini les PMAG
Depuis son entrée au gouvernement, le Vice-Premier Ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a engagé une série de réformes visant à rendre plus rigoureux le mécanisme des PMAG — un dispositif de compensation financière versée aux sociétés pétrolières pour stabiliser les prix à la pompe.
1. Une amélioration de la transparence du CSPPP
Sous sa supervision, les sessions du Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers ont été tenues de manière régulière, documentées et systématiquement sanctionnées par des procès-verbaux cosignés, réduisant les zones d’ombre qui alimentaient autrefois les surestimations et doubles facturations.
2. Une réduction significative des montants réclamés
Grâce au contrôle renforcé des données opérationnelles, des volumes et des paramètres de calcul, le ministère a réussi à : réduire les montants déclarés comme pertes, corriger plusieurs écarts entre volumes importés et volumes vendus et diminuer les risques d’abus ou d’inexactitudes dans les déclarations des opérateurs.
Selon les estimations internes, la nouvelle méthodologie a permis une économie substantielle pour l’État, plusieurs dizaines de millions de dollars ayant été économisés en 2025 par rapport aux années précédentes.
3. Une capacité accrue à absorber des arriérés
C’est grâce à ces économies — résultat de la rigueur introduite dans la gestion des PMAG — que le gouvernement a pu : absorber totalement les T1 et T2/2025, régler les arriérés 2020–2021, stabiliser la dette vis-à-vis des opérateurs.
4. Un climat apaisé avec les opérateurs pétroliers
En apurant les arriérés du passé et en certifiant les trimestres dans les délais, le ministère a rétabli un dialogue constructif avec les sociétés pétrolières, contribuant à réduire : les risques de ruptures d’approvisionnement, les tensions sur les stocks, les pressions à la hausse sur les prix.
Un signal fort de bonne gouvernance économique
En rappelant l’authenticité de ses communications officielles et en détaillant l’état d’avancement des PMAG, le Ministère de l’Économie veut rassurer : les opérateurs pétroliers, les banques commerciales, les institutions de supervision, et l’opinion publique.
La stratégie menée par Mukoko Samba s’inscrit dans une logique de discipline budgétaire, de transparence et de réduction des charges de stabilisation des prix — un chantier crucial dans une économie fortement dépendante de l’importation de carburants.
JEK

