Dernier rapport de l’ONU sur les crimes du Rwanda en RDC : Extraits accablants de l’horreur

Dans leur dernier rapport d’une rare gravité, les Nations unies dévoilent une série d’exactions qui mettent à nu l’ampleur des crimes imputés au Rwanda et à ses supplétifs du M23 en RDC. Recrutements forcés, tortures, exécutions, massacres de civils, déplacements organisés de populations et administration parallèle : les enquêteurs dressent un tableau d’horreur méthodique, mêlant endoctrinement, terreur et ingénierie démographique. Des extraits accablants, daté du 30 décembre 2025, qui révèlent, une fois de plus, la mécanique implacable d’un système de violence enraciné depuis la première guerre du Congo.

Ci-dessous, Congo Guardian propose quelques morceaux choisis.

1. Manipulation idéologique et amalgame criminel

L’usage délibérément vague du terme « FDLR » crée un amalgame odieux entre communautés hutu inoffensives et le groupe armé FDLR, rappelant les méthodes du FPR : enrôlement par endoctrinement de tutsis congolais (Banyamulenge) conditionnés dès la première guerre du Congo pour commettre les atrocités documentées dans le rapport Mapping considérées comme des actes de génocide contre les réfugiés hutu, femmes, enfants et vieillards…

2. Intensification du recrutement forcé

Le recrutement forcé s’est intensifié dans les zones occupées par l’AFC-M23 et la RDF. Hommes et garçons mineurs sont raflés sous prétexte de vérifications d’identité ou lors de rassemblements publics.

Malgré des mois d’endoctrinement, les désertions massives obligent le commandement du M23 à imposer la loyauté par la terreur : tortures, châtiments inhumains et exécutions sommaires à Rumangabo, Bunagana et Chanzu.

Les évadés témoignent de famine, maladies non soignées et sévices corporels rappelant les techniques de conditionnement des Banyamulenge depuis la première guerre du Congo : « Dans un cas d’espèce, deux individus qui avaient été enlevés par l’AFC/M23 avec un groupe de 35 jeunes hommes en avril 2025 ont réussi à s’échapper et à témoigner en juin.

Ces individus ont confirmé que les conscrits qui se connaissaient avaient été séparés afin d’empêcher la solidarité parmi les recrues ou leur évasion. Les deux évadés ont décrit que les stagiaires à Rumangabo étaient maintenus dans des conditions difficiles marquées par la faim, des maladies non traitées et des abus physiques, y compris la torture. Ils ont également indiqué que 13 individus de leur groupe avaient été exécutés. » (P.51)

3. Intégration directe des forces rwandaises et massacres de civils

Des sources fiables confirment l’intégration massive d’éléments RDF dans le M23. À Goma et Bukavu, opérations conjointes menant à détentions arbitraires, conscriptions forcées, tortures, viols, privations et exécutions.

Du 9 au 27 juillet, au moins 300 civils massacrés dans le groupement de Bashali (Nyamilima, Kibirizi, Burungu, Rambura…) pour « collaboration » présumée avec les FDLR.

Des corps ont été jetés dans les rivières et les enterrements interdits. Camps civils systématiquement incendiés.

4. Soutien militaire décisif du Rwanda

Entre 6 000 et 7 000 soldats RDF (estimation prudente), restent déployés au Nord et Sud-Kivu, équipés de technologies sophistiquées. Leur présence est déterminante pour les conquêtes du M23 (Bwiza, etc.) et le contrôle des fronts.

D’avril à octobre 2025, le M23 est responsable de 45 % des exécutions sommaires en RDC, violation la plus fréquente.

5. Administration parallèle et nettoyage ethnique

Le M23 installe une administration parallèle : remplacement des autorités coutumières par des fidèles (ex. nomination illégale de Mwami à Bwito), destruction d’archives d’État et titres fonciers.

Parallèlement, expulsions forcées de populations hutu du Nord-Kivu et retours forcés vers le Rwanda (1 798 personnes transférées du 17 au 22 mai).

Retours clandestins de prétendus Congolais pro-rwanda facilités dans Masisi et Rutshuru. Ces actions révèlent une stratégie délibérée de substitution démographique : chasser les populations notamment Hutu, essentialisés et diabolisés par les discours de haine rwandais pour les remplacer par des groupes pro-Kigali.

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