Presse en RDC : Des journalistes honteusement divisés sur une fausse affaire de sanction contre un animateur de programme télé

L’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) est troublée ce week-end dans ce qui lui reste de quiétude par ce qui semble honteusement passer pour une « affaire Israël Mutombo ». La non-affaire (c’est vraiment le cas) tournerait autour d’une sanction dont aurait écopé cet animateur télé de la part de la Commission de discipline de l’UNPC sur base d’une plainte qu’aurait formulée le ministre Nicolas Kazadi contre lui.

Dans la confusion, des confrères se tirent aussi honteusement que hâtivement dans les pattes avec cette hideuse tendance à se battre à la place des vrais protagonistes qui, eux, se la coulent douce ce week-end.

Après consultation des instances officielles de l’Union, il s’avère que, contrairement à une rumeur que l’on veut faire passer pour une information, la Commission de discipline n’a encore arrêté aucune décision sur la plainte qui se trouve encore en instruction. Il paraît clairement que ceux qui lèvent les boucliers pour défendre l’animateur sont manifestement tombés dans le piège d’un faux. Ou plus précisément d’un draft non officiel et pas encore signé, et donc sans aucune valeur, qu’une main malveillante a subtilisé ou fait fuiter.

L’autre fait est qu’effectivement l’animateur avait été invité à présenter ses moyens de défense auprès de la Commission de discipline de l’UNPC, mais il avait choisi de décliner l’invitation à deux reprises. La première fois, le coursier de l’UNPC s’est vu renvoyer avec le document et la seconde fois il a manqué de justesse d’être tabassé par les agents au service de l’animateur.

Ne se fatiguant pas, la Commission lui enverra l’invitation par WhatsApp, document auquel il répondra par « je ne répondrais pas à ce torchon ».

C’est donc de guerre lasse que la Commission va siéger pour faire les constats qui s’imposent et minuter une sentence. Avant de la signer et la signifier au concerné puis la publier, la Commission va quand-même se donner le temps de requérir l’avis du conseiller juridique de l’UNPC quant à la forme du document. Mais celui-ci, avocat de son état, sera indisponible toute la semaine qui se termine.

On en était donc là en cette fin d’après-midi lorsque les réseaux sociaux sociaux vont s’enflammer d’une déclaration portant trois signatures dont les auteurs disent rejeter une soi-disant sanction de la Commission de discipline, Commission que les signataires disent ignorer tout en exprimant leur solidarité à l’animateur. Tout indique donc que ces signataires se sont acharnés sur un document subtilisé de la Commission de discipline – la vraie – mais sans se donner le temps ni la peine de savoir s’il s’agissait d’un document officiel et définitif.

Le plus étonnant dans cette sortie hâtive est qu’elle est attribuée à une structure dénommée « Les commissions permanentes » qui n’existe pas dans l’organigramme de l’Union. Plus encore, la déclaration est coulée sur du papier libre, sans en-tête ni sceau officiel de l’Union. Et enfin, deux des signataires n’ont aucun rapport avec les organes de l’UNPC dont ils s’affublent des qualités de Président.

On est donc face à un double cas de faux et usage de faux, et d’usurpation de titre; faits passibles de poursuites judiciaires.

JDW

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