RDC/Ecofin : Jules Alingete, la mascotte de l’excellence pour Tshisekedi à New-York

Jules Alingete, Inspecteur Général et chef des services de l’IGF, a été le trophée économique et financier que Félix Tshisekedi a brandi à New-York. C’est le moins que l’on peut conclure des termes avec lesquels le Président de la République a évoqué le travail du flic des finances en chef lors du déjeuner de presse qu’il a donné en marge des travaux de la 77eme Assemblée générale des Nations-Unies.
Le Président de la République s’est souvenu d’Alingete lorsqu’il est revenu sur la revisitation du contrat de partenariat liant la Gécamines à un consortium d’entreprises chinoises, couramment appelé « contrat chinois ».
Jetant ainsi des fleurs à Jules Alingete, le Président de la République l’a fait lorsqu’il a dit que l’IGF «est tenue et dirigée par un homme très brillant, Jules Alingete». Venant du Premier citoyen de la République, de tels propos tiennent lieu de plébiscite.
Plébiscite pour une œuvre débitée en 2020 et qui place aujourd’hui l’IGF à l’avant-plan dans la lutte contre la corruption en RDC. Des rapports d’enquête et de contrôle foisonnent pour l’attester. L’œuvre d’Alingete, en seulement cinq années sur les 36 de l’existence de l’IGF lui a valu plusieurs reconnaissances tant nationales qu’internationales telles que le prix du celebre magazine américain Forbes International, soit comme le graal en la matière. Et les invitations aux parlements belge ou européen, à travers l’Afrique comme au Cameroun et, tout récemment, en Afrique du Sud, soulignent le rétentissement de la lutte acharnée qu’Alingete mène contre la prédation financière en RDC.
Et Félix Tshisekedi ne s’est pas fait prier pour apporter, à son tour, une touche de reconnaissance. «Permettez-moi de ne pas parler ici de ces contrats entre la République Démocratique du Congo et les entreprises chinoises parce que je n’ai jamais fait partie des négociations », avance-t-il en toute honnêteté. Avant de rappeler avoir « tracé une ligne qui montre les principes que je défends. C’est-à-dire nous voulons un partenariat qui soit gagnant-gagnant, win-win ».
Les efforts fournis pour y parvenir lui font alors dire que « jusqu’ici, nous avons constaté, et je ne suis pas le seul à le dire, j’ai parlé de l’Inspection générale des finances, qui est tenue et dirigée par un homme très brillant, Jules Alingete, pour ne pas le citer, qui a fait le constat que, depuis que nous avons contracté cette entente avec les Chinois, les entreprises chinoises ont gagné près de 10 milliards de dollars et la RDC même pas 1 milliard ». Et de commenter : « C’est vraiment disproportionné comme partenariat et il fallait donc le rééquilibrer ». Ce fut le rôle et l’œuvre de Jules Alingete et ses flics fouineuse.
Lors de son récent voyage en Chine, le Président Tshisekedi a évoqué la question avec les partenaires chinois en toute aisance, et le résultat a été plus qu’encourageant, selon les propos du Chef de l’État : « Nous avons été heureux de constater que nos partenaires chinois étaient disposés à nous écouter et ont compris que la RDC avait raison de regarder les choses de cette manière. Ils ont fait un constat malheureux que, jusque-là et malheureusement, avant nous, il n’y avait pas ce genre de considération. Donc ce n’était pas à eux de faire le travail de la RDC à la place des Congolais ». Et de révéler alors combien ses interlocuteurs « ont été enthousiasmés par la proposition de la RDC de revoir ce partenariat dans le but de faire gagner aussi la République Démocratique du Congo. Et nous sommes repartis dans une nouvelle aventure, cette fois-ci pour ne pas laisser un des partenaires frustré».
Une fière chandelle pour Jules Alingete qui, cependant , ne s’en grise point. De telles reconnaissances du plus haut lieu de la République sont pour lui de challenges nouveaux qu’il faut remporter.
JDW

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