Cacao : la RDC décroche la vice-présidence du Comité économique de l’ICCO pour 2026-2027

La République démocratique du Congo renforce sa présence dans les instances internationales de la filière cacaoyère. Réunie à Abidjan pour sa 114ᵉ session ordinaire, l’Organisation internationale du cacao (ICCO) a désigné la RDC à la vice-présidence de son Comité économique pour l’année cacaoyère 2026-2027.

Cette décision intervient au moment où l’organisation s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre de sa coopération internationale avec l’entrée en vigueur définitive, le 1er octobre 2026, du nouvel Accord international sur le cacao adopté en février dernier à Genève.

Une responsabilité au cœur de la gouvernance cacaoyère

La vice-présidence confiée à la RDC intervient dans un contexte de transformation de la filière mondiale, marqué notamment par les enjeux liés aux revenus des producteurs, à la durabilité, à la traçabilité, à la transformation locale et à la stabilité des marchés.

Pour Kinshasa, cette responsabilité offre une plateforme supplémentaire pour faire entendre les intérêts des pays producteurs et contribuer aux discussions économiques qui structurent l’avenir du secteur.

La RDC participe aux travaux de l’ICCO à travers une délégation d’experts du secteur cacaoyer conduite par Jonathan Kambale Kyakwa, directeur de cabinet adjoint du ministre du Commerce extérieur.

Une nouvelle visibilité pour la filière congolaise

Cette désignation intervient alors que la RDC cherche à mieux valoriser son potentiel cacaoyer et à renforcer la place de cette filière dans sa stratégie de diversification économique.

Le pays a signé le nouvel Accord international sur le cacao le 3 juin 2026. Son entrée en vigueur le 1er octobre doit notamment renforcer la coopération autour de la durabilité économique, sociale et environnementale, de la traçabilité et de la transformation locale.

La vice-présidence du Comité économique permettra ainsi à la RDC de participer davantage aux réflexions portant sur les dynamiques du marché mondial et les conditions de développement de la filière.

Cette avancée s’inscrit dans la stratégie de diplomatie économique et de soft power défendue par le Gouvernement congolais. « Plus rien ne se fera sans la participation de la RDC », a récemment martelé le Président Félix-Antoine Tshisekedi, appelant à investir davantage dans la capacité du pays à faire valoir ses intérêts et son image sur la scène internationale.

Avec cette responsabilité au sein de l’ICCO, la RDC ne se contente donc plus de participer aux travaux de l’organisation : elle est désormais appelée à prendre part à la conduite de ses discussions économiques pour l’exercice cacaoyer 2026-2027.

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