Relance de la caravane infrastructurelle dans le Kongo-Central : John Banza Lunda donne un coup d’accélérateur aux travaux de Matadi

Après une brève parenthèse à Kinshasa pour des impératifs d’État, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a repris jeudi la deuxième phase de la caravane infrastructurelle sur l’axe stratégique Banana-Kinshasa. À peine arrivé à l’aéroport de Matadi-Tshimpi, le ministre a engagé une nouvelle séquence de cette tournée avec le lancement de plusieurs chantiers destinés à améliorer la mobilité et les infrastructures sociales du chef-lieu du Kongo-Central.

Cette étape matadienne a porté notamment sur la réhabilitation de la desserte de l’aéroport de Matadi-Tshimpi, la modernisation de ses installations ainsi que la relance du chantier du Stade Lumumba, longtemps resté à l’arrêt.

Matadi-Tshimpi : 3,6 km de voie d’accès à réhabiliter

Premier arrêt : l’aéroport de Matadi-Tshimpi. John Banza Lunda y a lancé les travaux de réhabilitation et de modernisation de la route d’accès à l’aéroport, longue de 3,6 kilomètres.

Le projet prévoit également la modernisation de la piste d’atterrissage, ainsi que l’aménagement de l’aérogare et la construction d’un pavillon VIP. L’objectif est de renforcer les conditions d’accès à cette infrastructure aéroportuaire et d’améliorer la capacité d’accueil de la plateforme.

La réalisation des différents travaux a été répartie entre deux entreprises. CREC 7, entreprise chinoise, prend en charge la voie d’accès, tandis que WASICONGO intervient sur la piste d’atterrissage, l’aérogare et le pavillon VIP.

Le calendrier est particulièrement contraint : les travaux doivent être achevés d’ici décembre, en prévision de la tenue de la Conférence des gouverneurs dans la province.

Le Stade Lumumba, un chantier vieux de quinze ans

La caravane s’est ensuite dirigée vers le Stade Lumumba de Matadi, autre chantier emblématique de la ville. L’infrastructure, dont les travaux ont été lancés il y a une quinzaine d’années, doit désormais connaître une nouvelle impulsion.

Le ministre John Banza Lunda a assuré que le gouvernement entendait mobiliser les moyens nécessaires à son achèvement, en particulier pour répondre aux attentes de la jeunesse du Kongo-Central. « C’est un chantier qui a été lancé il y a 15 ans. Tout le monde s’était essoufflé, mais le Président Félix Antoine Tshisekedi va le terminer », a déclaré le ministre.

Sur les 2,6 millions de dollars réclamés par les entreprises Mango et Sodimas, 1,9 million de dollars ont déjà été payés par le gouvernement provincial. John Banza Lunda s’est engagé à œuvrer pour le règlement du solde et l’achèvement des travaux.

Le stade dispose déjà de plusieurs équipements, notamment l’aire de jeu, un écran géant et une pelouse synthétique. Les voies environnantes font également l’objet de travaux de voirie afin d’améliorer l’accès à l’enceinte sportive.

Une caravane tournée vers le désenclavement du Kongo-Central

Cette nouvelle étape intervient après les passages de la caravane à Muanda, Boma et Lukula, où plusieurs projets routiers et ouvrages d’art ont été inspectés ou lancés.

À Boma, le ministre avait notamment annoncé la modernisation de la route Bralima, la réhabilitation de 25 kilomètres de voirie, le dragage de la rivière Kalamu et la construction de cinq ponts.

À Lukula, l’attention s’était portée sur la RP104, notamment le tronçon Pont Lukula-Mbata Kosi, appelé à renforcer les échanges avec le Congo-Brazzaville.

À Matadi, cette politique d’interconnexion se poursuit avec des infrastructures destinées à améliorer à la fois les déplacements, l’activité économique et l’accès aux équipements collectifs.

La prochaine séquence de la caravane doit conduire John Banza Lunda vers Tumba et Mbanza-Ngungu, où sont prévus le lancement de travaux d’aménagement des voies d’accès à deux grands établissements scolaires.

À travers cette deuxième phase de la caravane infrastructurelle, le ministère des ITP entend ainsi maintenir la pression sur l’exécution des projets, en privilégiant le suivi direct des chantiers et la recherche de solutions aux blocages constatés sur le terrain. Pour le Kongo-Central, l’enjeu est désormais de transformer cette succession d’annonces et de travaux en infrastructures effectivement livrées, capables d’accompagner le développement économique de la province.

JEK

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