Après avoir relié Kinshasa à Lubumbashi au terme d’une première caravane de onze jours et de plus de 3 000 kilomètres à travers le Congo profond, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, donne une nouvelle impulsion à son opération de terrain. La deuxième phase de la Caravane des infrastructures a été lancée à Muanda, avec pour objectif de suivre l’état des infrastructures sur l’axe Muanda-Kinshasa et les principaux chantiers du corridor Banana-Sakania, long d’environ 3 300 kilomètres.

Cette nouvelle étape place cette fois la façade atlantique au centre de la mission. Le ministre doit inspecter plusieurs chantiers à Boma, Lukala, Matadi, Mbanza-Ngungu, Tshela et Kimpese, ainsi que les travaux engagés sur la RN16 en direction du Kwango et du Kwilu. L’objectif est de vérifier sur le terrain l’avancement des projets, d’identifier les contraintes et d’accélérer les interventions nécessaires à la continuité du corridor.
De l’Atlantique à Kinshasa : un corridor sous surveillance

Premier point d’attention : la route Muanda-Yema, dont le niveau d’exécution dépasse déjà 60 % sur le terrain. Son évolution constitue un maillon important de la connexion entre le littoral atlantique, le Kongo-Central et la capitale.
La mission s’inscrit dans une vision plus large : renforcer la continuité du réseau reliant l’océan Atlantique à Kinshasa, puis aux provinces du centre et du sud-est.
À travers cette approche, les infrastructures routières sont envisagées non plus comme des chantiers isolés, mais comme les composantes d’un même réseau national de mobilité et d’échanges.

Le ministre devra également se rendre sur le site du futur port en eaux profondes de Banana, dont la fin des travaux de la première phase est annoncée pour mars 2027. Autour de cette infrastructure appelée à renforcer l’ouverture maritime de la RDC, les travaux routiers et la lutte contre l’érosion côtière figurent parmi les priorités de la mission.
John Banza entend par ailleurs accélérer la résolution des contraintes administratives liées aux différents projets, avec l’objectif de les lever d’ici à la fin septembre.
Après la RN1, une nouvelle immersion dans le Congo profond
Cette deuxième phase intervient quelques semaines après une première caravane qui avait conduit John Banza Lunda de Kinshasa à Lubumbashi par la RN1, sur plus de 3 000 kilomètres, à travers une dizaine de provinces.
De Kikwit à Gungu, Idiofa, Kananga, Mbuji-Mayi, Kabinda, Kamina et Kolwezi, jusqu’à Lubumbashi, le ministre avait multiplié les inspections de routes, ponts, ouvrages d’assainissement, chantiers de voirie, infrastructures aéroportuaires et bâtiments publics. La mission avait notamment permis de constater l’état d’avancement de la modernisation de la RN1, de suivre les travaux de la RN2 Mbuji-Mayi-Kabinda et d’inspecter plusieurs ouvrages stratégiques.
À Lubumbashi, point de chute de cette première étape, la visite du nouveau Palais de justice du Haut-Katanga, alors exécuté à 97 %, avait symboliquement élargi le champ de la caravane aux infrastructures judiciaires, après les routes, les ponts et les équipements urbains.
La deuxième phase change donc de façade, mais conserve la même méthode : aller sur le terrain, constater, contrôler et donner des instructions.
De l’Atlantique au Katanga, la Caravane des infrastructures entend ainsi dresser, étape après étape, une cartographie concrète des chantiers et des défis du réseau national.
Avec cette nouvelle itinérance, John Banza Lunda poursuit une démarche qui vise à confronter les plans et les rapports administratifs à la réalité des ouvrages. Après l’axe Kinshasa-Lubumbashi, c’est désormais le corridor Banana-Kinshasa et son prolongement vers le centre et le sud-est qui se retrouve sous le regard direct du ministère des ITP.
JEK

