L’Institut National de Santé Publique (INSP) a publié le bilan de l’épidémie d’Ebola arrêté au 20 août 2026 et qui fait état de 2 557 décès sur un total de 5 375 cas recensés dans six provinces. L’analyse des données sanitaires met en évidence les signes d’une stabilisation de la dynamique sur le terrain, portée par des résultats de prise en charge et le maintien de la transmission dans son périmètre actuel.
L’évolution du suivi épidémiologique indique une absence de nouvelle extension géographique. Le bilan fait état de 1 167 personnes guéries qui ont regagné leurs familles, tandis que 737 patients restent en isolement ou en hospitalisation.
Le taux de létalité s’établit à 47,6 %, alors que le suivi des personnes-contacts atteint 85,5 % à l’échelle nationale.
La répartition par province montre des niveaux d’affectation précis :
- Ituri : 28 zones de santé sur 36 (notamment Aru, Aungba, Bambu, Bunia, Damas, Drodro, Gety, Kilo, Komanda, Lita, Logo, Mambasa, Mangala, Mongbwalu, Nizi, Nyankunde, Rimba, Rwampara, Tchomia, Kambala, Nia-Nia, Fataki, Mandima, Lolwa, Boga, Ariwara, Mahagi et Adja).
- Nord-Kivu : 12 zones de santé sur 34 (Beni, Butembo, Goma, Kalunguta, Katwa, Kyondo, Oicha, Vuhovi, Mabalako, Masereka, Musienene et Lubero).
- Tshopo : 7 zones de santé sur 23 (Bafwasende, Kabondo, Lubunga, Makiso-Kisangani, Mangobo, Wanie-Rukula et Tshopo).
- Haut-Uélé : 6 zones de santé sur 13 (Boma Mangbetu, Gombari, Isiro, Pawa, Rungu et Wamba).
- Bas-Uélé : 2 zones de santé sur 11 (Buta et Viadana).
- Sud-Kivu : 1 zone de santé sur 34 (Miti-Murhesa), qui cumule 82 jours sans signalement de cas.
Sur le plan opérationnel, la réponse s’organise autour des déplacements du Gestionnaire de l’incident dans les zones touchées et du déploiement de l’initiative interprovinciale « Fleuve sans MVE » afin de bloquer les risques de propagation par les voies d’eau.
La mobilisation des partenaires techniques et financiers s’accélère pour couvrir les besoins du système de soin.
Aux points de contrôle, les agents effectuent le dépistage, le lavage des mains et la sensibilisation des voyageurs. Des équipes d’engagement communautaire interviennent auprès des familles, des leaders locaux et des jeunes pour répondre aux rumeurs, accompagner les ménages et prendre en charge les enfants orphelins ou séparés, tandis que le numéro 151 reste ouvert pour la détection des cas suspects.
CG

