Réhabilitation de la RN17 : Le Ministère des infrastructures rassure les notables de Bandundu sur l’avancement du dossier

Au lendemain de la grande caravane infrastructurelle qui a permis au Gouvernement de dresser un état des lieux inédit des principaux corridors routiers du pays, le ministère des Infrastructures et Travaux publics (ITP) poursuit le suivi des projets jugés prioritaires pour le désenclavement national. Dans cette dynamique, le ministre John Banza Lunda a reçu mardi à Kinshasa une délégation des ressortissants de l’ancien Bandundu venue s’enquérir de l’évolution du dossier de réhabilitation de la Route nationale n°17 (RN17), l’un des axes les plus stratégiques de l’ouest de la République démocratique du Congo.

La rencontre a permis de faire le point sur les différentes étapes déjà franchies, notamment l’état des études techniques disponibles ainsi que les mécanismes de financement actuellement en cours de mobilisation pour permettre le lancement effectif des travaux.

Un corridor vital pour le Grand Bandundu

La RN17 est une infrastructure routière essentielle pour la relance économique du Grand Bandundu. Cet axe relie plusieurs territoires des provinces du Kwilu, du Kwango et du Maï-Ndombe, et constitue un maillon important de la desserte intérieure vers Kinshasa.

Au-delà de son rôle de mobilité, cette route représente un véritable corridor économique pour une région à fort potentiel agricole. Son état actuel limite fortement l’évacuation des productions vivrières, augmente les coûts logistiques et freine les échanges commerciaux entre les bassins de production et les principaux centres de consommation.

Sa réhabilitation devrait ainsi améliorer la circulation des personnes et des biens, faciliter l’approvisionnement de Kinshasa en produits agricoles et renforcer les échanges avec les provinces voisines.

Un projet inscrit dans la stratégie nationale de connectivité

Au cours de la réunion, les responsables du ministère ont présenté à la délégation l’évolution du dossier. Les discussions ont porté sur les études techniques déjà réalisées, les différentes options d’aménagement retenues ainsi que les démarches engagées pour réunir les financements nécessaires à la mise en œuvre du projet.

Cette approche s’inscrit dans la stratégie de modernisation du réseau routier national engagée par le Gouvernement, qui privilégie désormais une programmation fondée sur des études préalables, la sécurisation des financements et un phasage des investissements afin de garantir la viabilité des projets.

Depuis plusieurs semaines, cette politique s’est traduite par la caravane infrastructurelle conduite par John Banza Lunda sur plus de 3 000 kilomètres le long de la Route nationale n°1, entre Kinshasa et Lubumbashi. Cette mission avait notamment permis d’évaluer l’état des infrastructures, d’identifier les contraintes techniques et de définir les priorités pour les prochains investissements.

Le Bandundu parmi les priorités

La question de la RN17 intervient alors que plusieurs projets sont déjà en cours dans l’ancien espace Bandundu. Au cours de la caravane infrastructurelle, en effet, le ministre avait inspecté plusieurs chantiers dans le Kwilu, notamment les travaux de lutte contre les érosions à Kikwit, la modernisation de l’Hôpital général de référence, les axes Gungu-Kakobola et Idiofa ainsi que plusieurs tronçons de la Route nationale n°1.

La réhabilitation de la RN17 apparaît ainsi comme le prolongement logique de cette stratégie de désenclavement régional, destinée à améliorer l’intégration des territoires du Grand Bandundu au réseau national de transport.

Un enjeu économique majeur

Pour les acteurs économiques, la modernisation de cette route dépasse largement la seule question des infrastructures. Elle devrait contribuer à réduire les coûts de transport, diminuer les pertes post-récolte, faciliter la commercialisation des produits agricoles et stimuler les investissements privés dans une région reconnue pour son potentiel en agriculture, élevage et commerce.

L’amélioration de la RN17 renforcerait également la résilience des chaînes d’approvisionnement vers Kinshasa, tout en ouvrant de nouvelles perspectives pour le développement des territoires encore insuffisamment connectés au reste du pays.

JEK

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