Le ministère des Postes et Télécommunications est sorti de son silence face à la polémique qui enfle autour de l’Organisation régionale africaine de communication par satellite (RASCOM). Dans un communiqué publié vendredi 10 juillet, le ministre José Mpanda Kabangu dément les accusations relayées dans certains médias et sur les réseaux sociaux, selon lesquelles il aurait procédé à des suppressions d’emplois au sein de cette organisation.
Le ministère affirme en effet avoir « appris par correspondance, la presse et les réseaux sociaux le remue-ménage qu’il y aurait à la RASCOM », où des personnes se réclamant d’agents l’accusent d’avoir supprimé leurs emplois.
Pour le ministre, les faits sont d’une tout autre nature. Il explique que des contrôles administratifs diligentés par son cabinet et le Secrétariat général du ministère ont révélé « que beaucoup d’agents RASCOM sont des fictifs et ne disposent d’aucun acte de nomination régulier ».

Selon le communiqué, les irrégularités constatées iraient au-delà de simples anomalies administratives. « Parmi eux, certains vivent en dehors du pays mais sont payés par le Trésor public sans véritablement travailler dans un système bancarisé », affirme le ministère, qui présente cette situation comme une atteinte à la bonne gouvernance et à l’orthodoxie dans la gestion des finances publiques.
José Mpanda rassure les employés réels
Dans ces conditions, le ministère insiste sur le fait que la démarche engagée ne vise pas à supprimer des emplois, mais à assainir les effectifs de cette organisation régionale spécialisée dans les communications par satellite.
« Pour mettre fin définitivement à cette situation des fictifs », poursuit le communiqué, José Mpanda demande à « toute personne qui détient un acte de nomination régulier de venir le présenter à la coordination du RASCOM ».
Les personnes concernées disposent d’un délai de sept jours, à compter du 10 juillet, pour produire les documents justifiant leur qualité d’agent régulièrement nommé.
Cette mise au point intervient dans un contexte où le ministère multiplie les initiatives de réforme et de modernisation du secteur des postes et télécommunications. Après les États généraux du secteur, le lancement du dialogue public-privé pour assurer le suivi des recommandations, ainsi que plusieurs projets structurants de déploiement de la fibre optique et de renforcement de la connectivité nationale, le gouvernement affirme également vouloir renforcer la transparence dans la gestion de ses établissements et organismes spécialisés.
À travers ce communiqué, José Mpanda cherche ainsi à désamorcer la controverse tout en réaffirmant que l’assainissement administratif engagé à la RASCOM répond à un objectif de régularisation des effectifs et de protection des deniers publics, plutôt qu’à une politique de suppression de postes.
JEK

