Le ministère de l’Économie nationale a engagé mercredi un exercice stratégique de redevabilité destiné à mesurer les performances de son administration et à préparer la seconde moitié de l’année. Le Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, le Secrétaire général, les responsables des directions centrales ainsi que les services et établissements rattachés ont lancé les travaux d’évaluation du premier semestre de la feuille de route 2026.
Cette revue intervient dans un contexte où le Gouvernement congolais cherche à renforcer la culture de performance au sein de l’administration publique et à accélérer la mise en œuvre de son programme d’actions. Depuis son arrivée à la tête du ministère, Daniel Mukoko Samba a fait de l’évaluation régulière, du suivi des résultats et de la reddition des comptes l’un des principaux leviers de modernisation de l’action publique.
En ouvrant les assises, le Vice-Premier ministre a insisté sur la nécessité de conduire une évaluation rigoureuse, fondée sur « des faits vérifiables, des indicateurs mesurables et des preuves documentées », afin d’apprécier avec objectivité le niveau d’exécution des actions programmées.
« Cette évaluation devra mesurer objectivement le niveau d’exécution des différents engagements pris, apprécier avec rigueur les résultats obtenus, identifier les contraintes rencontrées dans leur mise en œuvre, analyser les écarts entre les prévisions et les réalisations, puis proposer les mesures correctives nécessaires pour améliorer les performances au cours du second semestre », a déclaré Daniel Mukoko Samba.
La feuille de route 2026 du ministère s’articule autour de plusieurs chantiers structurants : le renforcement de la gouvernance économique, la maîtrise des prix et de l’approvisionnement des marchés, la protection du pouvoir d’achat des ménages, la promotion de la production locale et de la transformation industrielle, le développement des chaînes de valeur agricoles, l’amélioration de la concurrence, la formalisation de l’économie ainsi que la mise en place d’un système national d’identification et de recensement des opérateurs économiques.
Elle prévoit également le renforcement des mécanismes de régulation économique et l’amélioration de la coordination avec les provinces afin d’assurer une mise en œuvre plus efficace des politiques publiques.
Le VPM a rappelé les principales priorités assignées à son administration en 2026, notamment le renforcement de la cohérence des interventions du ministère, l’élaboration d’un document de politique sectorielle de l’Économie nationale ainsi que la mise en place d’un système national d’identification et de recensement des opérateurs économiques sur l’ensemble du territoire.
Au-delà du simple bilan administratif, l’ambition est de produire un rapport semestriel crédible qui permettra d’éclairer les prochaines décisions stratégiques du Gouvernement en matière de développement économique. Ce document devra présenter une photographie fidèle des résultats enregistrés, des difficultés rencontrées ainsi que des ajustements nécessaires pour améliorer l’efficacité des politiques publiques.
Le Vice-Premier ministre a également annoncé sa volonté de renforcer progressivement les capacités des divisions provinciales de l’Économie nationale en les dotant de cadres et d’outils de travail adaptés, afin d’améliorer le suivi des actions gouvernementales au plus près des réalités du terrain.
« Ensemble, poursuivons nos efforts afin de faire du ministère de l’Économie nationale une institution modèle, performante, innovante et résolument tournée vers les résultats, au service du développement économique de notre pays et du bien-être de nos populations », a-t-il exhorté.
Prenant la parole au nom de l’administration, le Secrétaire général du ministère, M. Abolia, a salué une démarche qui, selon lui, traduit l’importance accordée par la hiérarchie ministérielle à la bonne gouvernance, au suivi des engagements et à l’amélioration continue des performances de l’institution.
Les conclusions de ces travaux serviront de base à la préparation du rapport semestriel qui sera transmis au Gouvernement et devraient permettre d’affiner les priorités du ministère pour le second semestre 2026, avec pour objectif d’accélérer les réformes engagées et de renforcer leur impact sur l’économie nationale.
C.G

