L’Inspection Générale des Finances (IGF) a clôturé samedi à Kinshasa son séminaire de renforcement des capacités destiné aux professionnels des médias et aux acteurs de la société civile, avec un appel appuyé de son chef de service, Christophe Bitasimwa Bahii, à faire de ces partenaires les principaux ambassadeurs de la transparence et de la redevabilité en République démocratique du Congo.
Organisée dans le cadre de la vulgarisation du Plan stratégique triennal 2026-2028 de l’IGF, cette session de formation de cinq jours a réuni journalistes, communicateurs et représentants d’organisations citoyennes autour des enjeux du contrôle des finances publiques, de la gouvernance et de la communication institutionnelle.
Prenant la parole lors de la cérémonie de clôture, Christophe Bitasimwa Bahii s’est félicité du niveau d’appropriation des enseignements dispensés et de la qualité des échanges qui ont marqué les travaux. Il a invité les participants à transformer les connaissances acquises en actions concrètes de sensibilisation auprès de leurs différents publics.
« Vous avez désormais une meilleure compréhension de la vision, des missions et des orientations stratégiques de l’IGF. Nous comptons sur vous pour porter ce message auprès de vos publics respectifs et contribuer à l’enracinement des valeurs de bonne gouvernance dans notre pays », a déclaré le chef de service de l’IGF.
Au-delà de la formation, le responsable de l’institution de contrôle a insisté sur la nécessité de bâtir une alliance durable entre l’IGF, les médias et la société civile afin d’accompagner les réformes engagées dans la gestion des finances publiques.
Selon lui, la réussite du Plan stratégique triennal 2026-2028 dépendra autant de la qualité des mécanismes de contrôle que de l’adhésion des citoyens aux principes de transparence et de redevabilité.
« Les médias et la société civile jouent un rôle essentiel dans l’information, la sensibilisation et l’accompagnement des citoyens. Ensemble, nous pouvons faire du contrôle et de la transparence des leviers durables du développement de notre pays », a-t-il souligné.
Plus tôt, le chef de division Communication et Presse de l’IGF, Dieunit Kanyinda, avait présenté le rapport général du séminaire. Il a rappelé que cette initiative visait à permettre aux participants de mieux comprendre les missions de l’Inspection Générale des Finances, son fonctionnement ainsi que les grandes orientations contenues dans son nouveau plan stratégique, afin d’en assurer une vulgarisation responsable auprès de l’opinion.
Durant cinq jours, les participants ont suivi plusieurs modules consacrés notamment à l’histoire de l’IGF, au contrôle supérieur des finances publiques, à la communication institutionnelle, aux règles déontologiques des professionnels des médias ainsi qu’aux défis liés à la transformation numérique dans la gouvernance publique.
Au nom des bénéficiaires de la formation, Ambroise Mamba a salué la vision portée par Christophe Bitasimwa Bahii et la qualité des enseignements reçus. Il a assuré que les médias et les organisations de la société civile entendent accompagner davantage l’IGF dans ses efforts visant à promouvoir une gestion plus transparente des ressources publiques.
La cérémonie a été ponctuée par la remise des brevets aux participants ainsi que par une représentation théâtrale illustrant les principes du contrôle systémique, approche au cœur du Plan stratégique triennal 2026-2028 de l’IGF.
À travers cette initiative inédite, l’Inspection Générale des Finances cherche à étendre son action au-delà des seuls mécanismes de contrôle administratif en s’appuyant sur les médias et la société civile pour diffuser une culture de la redevabilité. Une démarche qui traduit la volonté de l’institution de faire de la bonne gouvernance non seulement une exigence de l’État, mais également une responsabilité collective portée par l’ensemble des citoyens.
JDW

