L’épilogue est désormais connu. Après plusieurs mois de procédure, l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC) vient d’obtenir une victoire judiciaire de premier plan devant le Conseil d’État, confortant ainsi la politique de rigueur académique engagée par son Comité de gestion.
Dans une décision qui fait déjà grand bruit au sein du monde universitaire, la plus haute juridiction administrative du pays a définitivement débouté Namegabe Mwegekwa Deogratias, lequel contestait le retrait de sa charge d’enseignement décidé par les autorités académiques de l’établissement.
Une opération de contrôle à l’origine du dossier
L’affaire trouve son origine dans une vaste opération de contrôle physique et documentaire lancée par les autorités universitaires à travers la Décision rectorale n°003/2026 du 8 janvier 2026. Cette initiative visait à vérifier la conformité des titres, qualifications et situations administratives de l’ensemble du personnel de l’UNISIC.
À l’issue de cette opération, les services compétents ont constaté qu’un enseignant en fonction depuis 2019 ne disposait pas d’une thèse de doctorat, pourtant exigée pour l’exercice de certaines responsabilités académiques.
Face à ce constat, la Rectrice, Professeure Espérance Bayedila Bakanda Tshimungu, avait pris la Décision n°018/2026 du 2 février 2026 retirant à l’intéressé sa charge horaire.
Le Conseil d’État valide la décision rectorale
Contestant cette mesure, Deogratias Namegabe avait saisi en urgence le juge des référés du Conseil d’État dans l’espoir d’obtenir la suspension de la décision rectorale, mais la démarche n’a pas prospéré.
Par son Ordonnance ROR 1557 du 28 mai 2026, le Conseil d’État a rejeté la requête de l’enseignant, validant ainsi la légalité et la pertinence de la décision prise par les autorités de l’UNISIC.
Cette décision constitue une victoire juridique majeure pour le Comité de gestion de l’université, qui voit ainsi sa démarche de contrôle et d’assainissement pleinement confortée par la justice administrative.
Un signal fort pour l’excellence académique
Au-delà du cas individuel, ce verdict envoie un message clair à l’ensemble de la communauté universitaire : les exigences académiques et les normes de qualification ne sauraient être considérées comme de simples formalités administratives.
Pour de nombreux observateurs, cette décision renforce la crédibilité des réformes engagées à l’UNISIC en faveur de la qualité de l’enseignement, de la transparence dans la gestion des ressources humaines et du respect des standards universitaires.
La décision du Conseil d’État devrait par ailleurs faire l’objet d’une publication officielle au Journal Officiel, lui conférant une portée institutionnelle supplémentaire. Au sein de l’Alma mater des professionnels de l’information et de la communication, cette issue judiciaire est perçue comme une consécration de la rigueur administrative et académique défendue par les autorités universitaires.
Une page se tourne donc pour cette affaire, tandis que l’UNISIC affiche sa détermination à maintenir des standards élevés dans la formation et l’encadrement de ses étudiants.
JDW

