L’aéroport international de Bangboka, à Kisangani, dans la province de la Tshopo, a été visé dimanche par une nouvelle série d’attaques de drones kamikazes attribuées par les autorités congolaises à l’Alliance Fleuve Congo/M23 et à l’armée rwandaise, sans toutefois subir de dégâts majeurs ni enregistrer de pertes humaines, selon plusieurs sources concordantes. Dans un communiqué officiel, le gouvernement provincial de la Tshopo a affirmé que plusieurs drones explosifs chargés de sous-munitions ont été interceptés par les systèmes de défense aérienne déployés autour de cette infrastructure stratégique située à une quinzaine de kilomètres de la ville de Kisangani.
Selon des sources locales, un premier drone a été neutralisé vers 15 heures, avant que trois autres appareils ne soient interceptés entre la fin d’après-midi et la soirée. Un autre drone aurait terminé sa course à proximité de la piste sans provoquer de dégâts significatifs.
Les autorités provinciales ont indiqué que les attaques se sont produites pendant les heures de forte activité aéroportuaire, alors qu’un avion civil amorçait notamment son atterrissage, accentuant les inquiétudes autour de la sécurité du trafic aérien dans cette partie du pays.
L’aéroport de Bangboka, qui sert à la fois d’infrastructure civile et de plateforme logistique militaire pour les FARDC, est devenu depuis plusieurs mois une cible stratégique dans le contexte de l’escalade militaire entre Kinshasa et l’AFC/M23 dans l’Est du pays. Il s’agit de la deuxième attaque majeure revendiquée contre cet aéroport en l’espace d’un mois.
Entre le 31 janvier et le 1er février derniers, en effet, plusieurs drones kamikazes avaient déjà été interceptés au-dessus de Bangboka. L’AFC/M23 avait par la suite revendiqué cette opération, affirmant avoir ciblé un « centre de commandement des drones militaires » utilisé par les FARDC.
Dans un communiqué publié ce lundi, l’AFC/M23 a cette fois encore revendiqué l’attaque de dimanche, affirmant avoir voulu neutraliser des drones militaires qui, selon le mouvement rebelle, devaient être utilisés contre ses positions dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu.

