Télécoms en RDC : sous pression du Gouvernement, les opérateurs reconnaissent les failles de leurs réseaux et promettent des solutions

La dégradation persistante de la qualité des services de téléphonie mobile et d’Internet en République démocratique du Congo place désormais les opérateurs télécoms face à leurs responsabilités. Sous l’impulsion du Président Félix Tshisekedi et à la suite de l’interpellation du ministre des Postes, Télécommunications et Numérique, José Mpanda, les entreprises du secteur ont publié un communiqué dans lequel elles reconnaissent l’ampleur des difficultés et promettent des mesures correctives.

Depuis plusieurs mois, les plaintes des abonnés se multiplient à travers plusieurs provinces du pays : appels interrompus, faible couverture réseau, lenteur de la connexion Internet, perturbations des transactions numériques et indisponibilité fréquente des services mobiles. Une situation que le Chef de l’État avait qualifiée de préoccupante lors d’une réunion du Conseil des ministres, estimant que ces dysfonctionnements affectent gravement la vie quotidienne des Congolais ainsi que le fonctionnement normal de l’économie nationale.

Face à cette crise, José Mpanda a convoqué les opérateurs du secteur afin d’exiger des explications et des solutions concrètes. Une démarche saluée par l’industrie des télécommunications dans un communiqué officiel rendu public ces derniers jours.

« Conscients de l’importance et de l’urgence de cette situation, nous, opérateurs, mettons tout en œuvre pour y remédier », indiquent les sociétés de télécommunications, affirmant prendre en compte les préoccupations exprimées par la Présidence de la République, le Gouvernement, la société civile et les abonnés.

Les opérateurs reconnaissent des difficultés structurelles

Dans leur communication, les opérateurs reconnaissent leur obligation d’assurer une qualité de service optimale conformément aux cahiers des charges de leurs licences. Ils assurent qu’une part importante de leurs investissements est consacrée à l’amélioration continue des réseaux et à la résolution des problèmes techniques.

Cependant, les entreprises du secteur évoquent plusieurs contraintes structurelles qui, selon elles, impactent lourdement la qualité des services à travers le pays. Parmi les principales difficultés citées figurent l’instabilité de l’alimentation électrique, les coupures et destructions répétées des réseaux de fibre optique, l’insécurité sur certains axes routiers et les difficultés d’accès aux sites techniques, le manque de ressources en spectre ainsi que la faiblesse des infrastructures de base.

Ces facteurs, expliquent-elles, provoquent des perturbations récurrentes sur les réseaux mobiles et Internet, malgré les investissements engagés.

José Mpanda veut des résultats rapides

Dans le sillage des orientations du Président Tshisekedi, le ministre José Mpanda entend maintenir la pression sur les opérateurs afin d’obtenir des améliorations visibles pour les consommateurs.

Le gouvernement insiste particulièrement sur le renforcement des mécanismes de contrôle de la qualité des services ainsi que sur l’application stricte des obligations réglementaires imposées aux entreprises du secteur.

Les opérateurs sollicitent, de leur côté, l’accompagnement des autorités publiques pour la mise en œuvre de solutions à court, moyen et long terme. Ils annoncent également l’existence de mécanismes de compensation et de traitement des plaintes destinés aux abonnés affectés par les dysfonctionnements.

« Nous réaffirmons notre volonté de collaborer avec l’ensemble des parties prenantes pour résoudre ces défis », conclut le communiqué, dans un contexte où les attentes de la population restent particulièrement élevées concernant l’accès à des services numériques fiables et performants.

JDW

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