À Washington, la RDC place les infrastructures au cœur de sa diplomatie économique

La République démocratique du Congo a placé la modernisation de ses infrastructures au cœur de son offensive diplomatique, en marge des Réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international à Washington, ont indiqué mercredi des sources officielles.

Conduite par une délégation gouvernementale déterminée, menée par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, la RDC entend faire valoir ses priorités stratégiques auprès des partenaires techniques et financiers internationaux. Dans ce dispositif, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, joue un rôle actif dans les discussions consacrées à la connectivité et aux projets structurants, quelques jours seulement après avoir bouclé à Kinshasa la première Conférence nationale sur les infrastructures.

Lors d’une rencontre jeudi avec le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique orientale et australe, Ndiamé Diop, les autorités congolaises ont insisté sur la nécessité de renforcer les investissements dans les infrastructures de transport, d’énergie et d’assainissement, jugées essentielles à l’intégration régionale et à la croissance économique.

Kinshasa a également mis en avant un portefeuille de projets dits « bancables », incluant le développement de corridors de transport et de connectivité, avec pour objectif de réduire les coûts logistiques et de désenclaver plusieurs régions du pays.

Au centre du plaidoyer figure notamment la modernisation de onze corridors internes destinés à améliorer la circulation des biens et des personnes à l’échelle nationale, ainsi que leur connexion au corridor de Lobito, axe stratégique reliant la RDC à l’océan Atlantique via l’Angola.

Une réunion tripartite avec l’Angola et la Zambie s’est tenue jeudi à Washington pour approfondir les discussions autour de ce projet régional, considéré comme clé pour le commerce et l’intégration économique en Afrique australe et centrale.

Les autorités congolaises estiment que ces échanges pourraient marquer le point de départ d’une nouvelle phase d’investissements dans les infrastructures, avec des retombées attendues en matière de création d’emplois et de développement économique.

JEK

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