En visite officielle à Lubumbashi, la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat, la professeure Marie Nyange Ndambo, s’est rendue, ce mercredi 4 février 2026, au Jardin zoologique de la ville. Cette descente de terrain s’inscrit dans le cadre de l’évaluation de la gestion de ce site emblématique de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), à l’approche de l’échéance du partenariat public-privé qui le lie à l’ASBL Les Amis du Jardin zoologique de Lubumbashi (AZLU).
Sur place, la ministre s’est dite impressionnée par les progrès réalisés au cours des dernières années, saluant un modèle de gestion qui a permis de redonner vie à un patrimoine longtemps laissé à l’abandon. « C’est vraiment impressionnant, même à Kinshasa on n’a pas ça ! C’est quelque chose à pérenniser », a-t-elle déclaré, soulignant la qualité des aménagements et l’état général du site.
Marie Nyange Ndambo a également félicité l’ICCN, l’ASBL AZLU ainsi que les autorités provinciales pour leur engagement, relevant que le jardin zoologique est devenu un véritable « poumon vert » pour la ville de Lubumbashi. Elle a insisté sur l’importance sociale et éducative du site, en particulier pour les jeunes générations. « On ne peut être dans une ville de millions d’habitants sans un cadre de récréation. Ce lieu est essentiel, notamment pour l’éducation environnementale des enfants », a-t-elle souligné.
À l’heure où les experts des deux parties évaluent les 25 années de partenariat en vue d’en améliorer les mécanismes, la ministre a exprimé son soutien au renouvellement du contrat liant l’ICCN à AZLU. Elle a assuré que le ministère de tutelle accompagnera le processus afin de garantir la protection durable de ce patrimoine. « Le plus important est de préserver ce site. Nous allons travailler pour que ce partenariat se poursuive, en apportant, si nécessaire, les améliorations requises », a-t-elle affirmé.
Fondé en 1932, le Jardin zoologique de Lubumbashi est le plus ancien d’Afrique. Après une longue période de déclin, il a été confié à la gestion d’AZLU en février 2011. Aujourd’hui, il attire de nombreux visiteurs et s’impose comme un symbole de conservation de la biodiversité urbaine et de sensibilisation environnementale dans le sud de la République démocratique du Congo.
Yanel Manu

