Après l’historique séquence diplomatique et économique à Dubaï, le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a posé ses valises aux États-Unis d’Amérique, où il est arrivé ce mercredi pour prendre part au National Prayer Breakfast le jeudi 5 février, rendez-vous annuel de haut niveau organisé à Washington.
Cet événement rassemble chaque année l’élite politique, économique et sociale internationale, constituant un cadre privilégié d’échanges et de diplomatie informelle.
Véritable plateforme d’influence mondiale, le National Prayer Breakfast permet également aux dirigeants invités de renforcer leurs relations bilatérales et multilatérales tout en échangeant sur des thématiques majeures liées à la paix, au leadership et au développement.
Mais au-delà de cette dimension symbolique, le séjour américain du Président Tshisekedi prend une forte coloration économique, marquée par une intense activité diplomatique axée sur les investissements structurants, en étroite coordination avec le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, l’un des membres déterminants de la délégation qui accompagne le Chef de l’État congolais.
Cap sur les investissements structurants avec la DFC

Dès le mercredi 4 février, le Chef de l’État a tenu des échanges stratégiques avec les responsables de la U.S. Development Finance Corporation (DFC), institution clé du financement américain du développement, dans le cadre du partenariat stratégique RDC–États-Unis. Les discussions ont porté sur les investissements à fort impact, la création de chaînes de valeur locales, ainsi que le rôle central des infrastructures structurantes dans la transformation économique de la RDC.

Les projets liés au corridor de Lobito, à l’énergie, à l’agriculture et aux mécanismes de financement durable ont été au cœur des échanges, traduisant la volonté congolaise de passer d’une économie d’extraction à une économie de transformation.
EXIM Bank, minerais critiques et souveraineté économique

Dans la même dynamique, le Président Tshisekedi a eu une séance de travail de haut niveau avec John Jovanovic, président du conseil d’administration de l’Export-Import Bank of the United States (EXIM Bank). Cette rencontre s’est tenue en présence de Conor Coleman, responsable des investissements à la DFC, et de George K. Kollitides II, conseiller principal auprès du secrétaire adjoint à la Guerre et directeur de l’Unité de guerre économique.
Les échanges ont ciblé plusieurs dossiers stratégiques :
– la commercialisation des minerais critiques congolais ;
– la transformation locale et la montée en puissance des chaînes de valeur industrielles ;
– les opportunités de stockage stratégique, notamment dans le cadre du programme américain Project Vault ;
– les projets structurants du corridor de Lobito et du barrage INGA, considérés comme des piliers de la logistique régionale et de l’industrialisation du pays.
À cette occasion, le Président de la République a réaffirmé l’ambition de la RDC de convertir ses ressources stratégiques en leviers durables de développement, tout en faisant de ses partenariats internationaux des accélérateurs de souveraineté économique, de stabilité régionale et de prospérité partagée.
Une séquence américaine à haute valeur stratégique
La participation de Félix Tshisekedi au National Prayer Breakfast, couplée à ces rencontres économiques de premier plan, s’inscrit dans une dynamique assumée de renforcement de la présence diplomatique et économique de la RDC sur la scène internationale, dans le prolongement de son récent séjour aux Émirats arabes unis.
À Washington, le Chef de l’État, épaulé par le VPM Daniel Mukoko Samba et le reste de sa délégation, entend ainsi multiplier les contacts, porter la voix de la RDC sur les enjeux régionaux et internationaux, et surtout positionner le pays comme un partenaire crédible dans les nouvelles chaînes de valeur mondiales, à l’heure où les minerais critiques et les infrastructures stratégiques redessinent les rapports de puissance économique.
JEK

