La République démocratique du Congo a de nouveau présenté, preuves à l’appui, ce qu’elle qualifie d’agression militaire persistante du Rwanda. Lors d’une présentation officielle devant la presse, les Forces armées de la RDC (FARDC) ont exhibé sept militaires des Forces de défense rwandaises (RDF) ainsi que huit civils étrangers, capturés au cours des opérations militaires menées au Nord et au Sud-Kivu.
Selon les autorités congolaises, ces arrestations constituent un élément matériel supplémentaire démontrant l’implication directe de Kigali dans le conflit à l’Est du pays, en dépit des engagements internationaux en vigueur, notamment la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU et l’accord de Washington signé le 4 décembre 2025.

Une présence rwandaise loin de toute logique défensive
Les FARDC soulignent que la capture de militaires rwandais à Uvira, Minembwe, Masisi, Bukombo, Lubero ou encore Kiziba, des zones situées à une distance significative des frontières rwandaises, contredit l’argument de “mesures défensives” avancé par Kigali. Pour Kinshasa, cette présence illustre une stratégie offensive assumée, combinée à une volonté de régionalisation du conflit, à travers l’implication de civils ressortissants de pays de la sous-région et la collaboration avec des groupes armés tels que le M23 et le RED TABARA.
Un dossier à portée diplomatique et sécuritaire
Pour Kinshasa, ces arrestations renforcent la nécessité d’une pression internationale accrue sur le Rwanda et d’une réévaluation des mécanismes régionaux de sécurité. Les FARDC estiment que ces éléments confirment non seulement une violation de la souveraineté congolaise, mais aussi une menace directe à la stabilité régionale, dans un contexte déjà fragilisé par la prolifération des groupes armés dans la région des Grands Lacs.
JDW

