Des informations préoccupantes émergent dans le sillage des récentes révélations de Congo Guardian qui, en début de semaine, avait publié deux déclarations de « Banyamulenge Global Advocacy (BGA) », une association de Banyamulenge américains d’origine congolaise accusant le pouvoir de Kigali de “manipulation cynique” de membres de leur communauté pour légitimer l’intervention rwandaise et le soutien au M23 dans l’Est de la RDC. Le BGA avait également adressé une lettre ouverte au président américain Donald Trump, dénonçant une entreprise supposée visant à remettre en cause l’accord de paix entériné par les Présidents congolais et rwandais le 4 décembre 2025 à Washington sous médiation américano-qatarie.
À la suite de ces publications, un vent favorable a fait parvenir à Congo Guardian de nouvelles informations suggérant l’existence, aux États-Unis, de cellules de Banyamulenge naturalisés américains mobilisés au service du pouvoir de Kigali, et qui auraient pour rôle de « collecter des fonds dans la diaspora et d’instrumentaliser la situation de la communauté dans l’est de la RDC pour appuyer la rébellion M23.
Selon nos sources, en effet, une liste de trente-six noms—avec adresses et numéros de téléphone aux USA—identifie des personnes, présentées comme membres de la communauté Banyamulenge aux États-Unis, qui auraient « participé à des entraînements du M23/AFC en lien avec des “actions d’éclat” projetées sur le territoire américain ». Celles-ci viseraient à « faire pression sur Donald Trump, bloquer la mise en œuvre de l’accord de Washington et peser sur les négociations en cours à Lomé ».
Dans le même temps, des sources locales (aux USA) laissent entendre que des relais similaires, animés par des membres de cette liste, contribueraient à mobiliser les fonds et, dans certains cas, à préparer « des opérations suicidaires » présentées comme un moyen extrême d’influencer l’agenda politique.
Des éléments transmis à Congo Guardian incluent, en effet, un enregistrement audio en kinyarwanda dans lequel il est question d’envoyer des personnes s’immoler devant le Capitole. Une organisation dénommée “Mahooro Peace” est citée comme actrice de de ces initiatives aux États-Unis.
Congo Guardian se réserve, à ce stade, de divulguer l’identité des personnes concernées, notamment parce que le FBI mènerait déjà une enquête sur ces allégations impliquant des scénarios d’attentats suicides.
Notons, en attendant, que les faits rapportés n’ont pas encore fait l’objet de confirmations officielles, mais la multiplication des signalements, les accusations croisées et les implications sécuritaires donnent une dimension sensible et potentiellement explosive au dossier.
Affaire à suivre.
CG

