En séjour au Royaume-Uni, le Président américain Donald Trump a surpris le public en évoquant, avec emphase devant les médias ce mardi 29 juillet 2025, la situation sécuritaire dans la région des Grands Lacs africains, notamment entre le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC). Dans un propos imprégné de réalisme géopolitique, Trump a déclaré : « Si vous regardez le Rwanda et le Congo, ils se battent depuis 31 ans, 8 millions de morts. (…) Et j’ai réussi (…). J’ai dit : mettons fin à la guerre. Je ne veux rien tant que vous n’avez pas mis fin à la guerre. Et nous avons mis fin à la guerre, comme vous le savez. »
Cet hommage répété – Donald l’avait déjà exprimé après la signature de l’accord du 27 juin, est lourd de symboles lorsqu’il est réitéré de Londres, c et autre bastion diplomatique influente dans la crise des Grands lacs depuis ces trente dernières années. Lourd de conséquence aussi car il intervient dans un contexte de regain d’intérêt croissant des États-Unis — notamment des cercles conservateurs évangéliques américains — pour la cause congolaise.
La diplomatie spirituelle comme levier de paix
Cette dynamique trouve un écho dans la diplomatie proactive de Félix Tshisekedi, qui n’a cessé d’articuler stratégie politique et ouverture spirituelle. Sous l’action de son Ambassadeur itinérant, Antoine Ghonda Mangalibi, la RDC a récemment accueilli à Kinshasa une délégation de pasteurs influents du Bureau de la foi de la Maison Blanche. Cette visite, hautement symbolique, visait à sensibiliser les leaders chrétiens américains sur la tragédie sécuritaire à l’Est du Congo, souvent occultée sur la scène internationale. Et depuis, cette sensibilisation n’a plus eu de cesse.
Le message porté par ces leaders religieux, de retour aux États-Unis, a touché la corde sensible au sein de l’opinion publique américaine. Des cercles politiques proches de Trump, dont son ambassadeur itinérant Walker, ont depuis multiplié les prises de parole condamnant les atrocités commises par les groupes armés, notamment les ADF, dans l’Est congolais.
Des terres rares à la paix durable : une vision stratégique
En soulignant que les dirigeants congolais « voulaient nous donner leurs terres rares », Trump reconnaît aussi l’intérêt géostratégique croissant que représente la RDC dans le nouvel ordre énergétique mondial. Mais, cette fois, l’approche américaine semble prendre une tournure éthique : sans paix, pas de partenariat durable.
La paix relative observée entre Kinshasa et Kigali, amorcée sous les auspices des efforts africains et internationaux, bénéficie donc désormais d’un soutien américain non négligeable. L’annonce par Trump de futures visites à Washington des dirigeants congolais et rwandais en atteste.
L’activisme spirituel déterminant de Travis Johnson

Entre tractations géopolitiques et éveil spirituel, la diplomatie congolaise explore un nouveau paradigme. Avec la réactivité pragmatique de son ailier de fond Antoine Ghonda, Félix Tshisekedi n’hésite plus à conjuguer foi et politique, conviction morale et souveraineté nationale. Une démarche qui porte déjà ses fruits, au regard de la posture bienveillante adoptée récemment par une Amérique qui redécouvre le drame congolais — et entend désormais y jouer un rôle plus actif.
Si la paix est en marche, c’est aussi parce que des voix s’élèvent — au-delà des calculs économiques — pour rappeler que le Congo n’est pas seulement une mine à ciel ouvert, mais d’abord une nation blessée en quête de justice, de dignité et de reconnaissance. Une nouvelle dimension de pensée et d’action que soutient ardemment le Pasteur Travis Johnson depuis son séjour des vérités en RDC.
« Je suis profondément reconnaissant envers @realDonaldTrump pour sa volonté et sa compétence à utiliser les politiques de America First pour rendre le monde meilleur », commente-t-il en publiant les déclarations de Trump à Londres. Le leader religieux de Pathway Church à Mobile en Alabama a aussi cette considération : « D’autres pays, qui ont profité de nous à travers des accords commerciaux déséquilibrés et des systèmes corrompus, commencent à respecter de nouveau l’Amérique. Et, grâce à Dieu, le peuple magnifique de la République Démocratique du Congo dispose de voix fortes et d’un leadership déterminé, qui comprennent qu’après trois décennies d’un génocide silencieux, ils ont aujourd’hui des partenaires solides qui souhaitent leur apporter la paix, la prospérité et un avenir solide ».
Puis de nouveau cet appel qui est devenu son leitmotiv: « Pourriez-vous continuer à prier pour la RDC… et tout particulièrement pour cette visite importante à la Maison Blanche ? »
Jonas Eugène Kota

