Le ministre des Travaux publics et Infrastructures, John Banza Lunda, a été, ce vendredi 11 septembre, l’hôte de l’ambassade de Belgique qui a abrité une rencontre avec les entreprises belges actives en République démocratique du Congo. Cette réunion formelle a été initiée par la représentation économique et commerciale Bruxelles-Capitale, Flandre, Wallonie et Grand-duché de Luxembourg, représentée par Micheline Vermeulen, la conseillère économique et commerciale de l’ambassade du Royaume de Belgique.
Elle a également connu la participation du président de la Chambre de commerce belgo-congolaise luxembourgeoise (CCBCL), qui a sollicité du ministre un plan détaillé de sa politique pour le développement du secteur des infrastructures afin de bien coordonner avec les grandes entreprises belges.
Les échanges ont porté sur les modalités d’un partenariat renforcé dans le développement des infrastructures du pays.
Trois sujets ont dominé les débats : la structuration des partenariats économiques et techniques, la coordination entre l’État congolais et les grandes entreprises belges, ainsi que le besoin criant d’expertise pour accompagner les grands chantiers engagés dans toutes les provinces.

Un plan sectoriel attendu par le privé
Le président de la Chambre de commerce belgo-congolaise luxembourgeoise (CCBCL), Alexis Nsikungu, a sollicité du ministre un plan détaillé de sa politique pour le développement du secteur. Objectif : permettre aux entreprises belges de mieux coordonner leurs interventions et de saisir les opportunités qu’offre le marché congolais.
L’approche belge séduit Kinshasa
John Banza Lunda a salué l’expertise belge, construite depuis l’époque coloniale, en soulignant l’intérêt d’y associer désormais les nouvelles technologies. « Le pays est en chantier et ce sont de grands chantiers que le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi est en train de mettre en place dans toutes les provinces », a-t-il déclaré.
Le ministre se veut rassurant sur l’ouverture du marché : « Avec la Belgique, il existe un partenariat historique. Les entreprises belges ont des opportunités à saisir, il y a de la place pour tout le monde, il est juste besoin de structurer. La question de développement n’attend pas. »
Des entreprises déjà mobilisées
Plusieurs sociétés belges ont pris part aux échanges, parmi lesquelles DPXL SASU (aménagement urbain, mobilier et signalétique), ABC SODIMEL, filiale du groupe Ogepar (infrastructures énergétiques), CHANIC, présent en RDC depuis 1928, ainsi qu’Horizon International Corporation.
La chargée d’affaires a.i de l’ambassade de Belgique, Stéphanie Melis, a insisté sur l’importance de cette coopération pour le secteur infrastructurel congolais.
Le secrétaire général aux Infrastructures et Travaux publics, Georges Koshi, a, pour sa part, rappelé que la RDC reste « ouverte à tous les modèles économiques qui seront à l’avantage de toutes les parties prenantes ».
En perspective : une mission en Belgique
Cette rencontre prépare la mission que le ministre effectuera prochainement en Belgique, où il rencontrera les entreprises de son secteur, visitera le centre routier et s’entretiendra avec la diaspora congolaise. La Belgique, déjà présente via Enabel sur plusieurs projets, demeure par ailleurs un partenaire privilégié du projet « Tramways Kinshasa ».
Albert Osako

