Le Gouvernement congolais entend renforcer le transport fluvial pour faciliter la circulation des produits entre les bassins de production et les grands centres de consommation. Un protocole d’accord a été signé ce vendredi entre le Fonds de Régulation Économique (FOREC) et la Régie des Voies Fluviales (RVF), avec un financement de 2,4 millions Usd destiné à améliorer la navigabilité de près de 2.300 Km de voies fluviales.


Selon l’information livrée par le ministère de l’économie nationale, le programme prévoit plusieurs interventions techniques, notamment le balisage, le dragage et le désencombrement des voies concernées, avec pour objectif de rendre la navigation plus régulière et plus sûre sur des axes essentiels au transport des marchandises.
Le transport fluvial au service de la production
Pour une économie où les distances entre les zones de production et les principaux marchés peuvent fortement renchérir le coût des marchandises, l’amélioration des voies navigables constitue un enjeu économique majeur. Le programme vise ainsi à réduire les coûts de transport et à faciliter l’évacuation des produits agricoles depuis les bassins de production.
L’amélioration de la navigabilité doit également contribuer à fluidifier l’approvisionnement des grands centres de consommation. Une meilleure circulation des marchandises peut permettre de réduire les contraintes logistiques qui pèsent sur les producteurs et les commerçants, tout en améliorant la connexion entre les différents marchés provinciaux.
Un investissement dans l’intégration du marché national
Au-delà des travaux sur les voies d’eau, l’accord entre le FOREC et la RVF s’inscrit dans une approche plus large de redressement productif. L’objectif est de s’attaquer à l’un des obstacles structurels à la compétitivité de la production locale : le coût et la difficulté du transport.
Faciliter l’accès des producteurs aux marchés permet, selon les projections du Gouvernement, de créer de meilleures conditions pour l’écoulement des récoltes, stimuler les échanges entre les provinces et renforcer progressivement l’intégration du marché intérieur.
Le financement de 2,4 millions USD apparaît ainsi comme un investissement ciblé sur les infrastructures logistiques, avec un effet attendu sur plusieurs maillons de l’économie : production agricole, transport, commercialisation et approvisionnement.
À travers ce programme, le Gouvernement veut faire du réseau fluvial un levier de compétitivité et de désenclavement des bassins de production, mais aussi un instrument d’intégration économique nationale. La réussite de l’initiative dépendra désormais de l’exécution effective des travaux et de leur capacité à améliorer durablement les conditions de navigation sur les 2.300 kilomètres ciblés.
Albert Osako

