À travers sa commission spéciale d’appui au recouvrement, l’établissement public enjoint les entreprises défaillantes à apurer leurs créances d’ici le 24 août 2026 afin d’éviter l’ouverture de procédures judiciaires et d’exécutions forcées. Le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) intensifie ses actions d’assainissement financier. En exécution du communiqué n°01/07/CAREC-FPI/2026 émis par la Commission Spéciale d’Appui au Recouvrement des Créances en souffrance (CAREC), l’établissement public somme l’ensemble de ses débiteurs en défaut de paiement de régulariser leur situation comptable.
Un ultime moratoire est accordé aux opérateurs économiques concernés jusqu’au 24 août 2026 pour négocier un plan d’apurement amiable.
Depuis plusieurs exercices, le volume important des créances non performantes pèse lourdement sur les capacités d’intervention du FPI. Initialement destinés à soutenir la transformation locale, développer les infrastructures de production et financer les PME/PMI, d’importants capitaux publics demeurent immobilisés par des défauts de remboursement répétés. Pour la Première ministre et les autorités financières, la résorption de ces impayés constitue un enjeu majeure afin de renforcer l’investissement l’industrie congolaise.
La reconstitution des fonds de roulement de l’établissement permettra de réinjecter des liquidités dans le circuit économique et d’accorder de nouveaux financements aux projets industriels porteurs de valeur ajoutée.
Afin d’encadrer rigoureusement la procédure, la CAREC fixe les démarches obligatoires devant être entreprises par les débiteurs auprès de la Direction Générale du FPI ou de ses directions provinciales compétentes :
Vérification du passif : Demander la délivrance d’un état actualisé de l’encours de la dette auprès des services comptables.
Proposition de remboursement : Soumettre une offre formelle d’apurement échelonné, impérativement adossée à des garanties réelles et vérifiables.
Respect des termes : Exécuter de manière stricte et conforme l’échéancier arrêté conjointement au terme des négociations.
L’institution précise que seuls les débiteurs faisant preuve de bonne foi et engageant les démarches dans le délai imparti bénéficieront d’un traitement transactionnel de leur dossier.
Si le FPI privilégie l’apurement négocié jusqu’au 24 août 2026, l’établissement prévient qu’aucun report supplémentaire ne sera accordé. Passé cette échéance, les dossiers non régularisés seront transférés aux services juridiques pour l’activation des voies de recouvrement forcé.
Les opérateurs économiques défaillants s’exposeront alors à des poursuites judiciaires, à la saisie de leurs actifs ainsi qu’à l’exécution des garanties et sûretés hypothécaires constituées lors de l’octroi des crédits.
JDW

