Plan stratégique 2026-2028 : l’IGF mise sur les médias et la société civile pour vulgariser le contrôle systémique

L’Inspection Générale des Finances (IGF) a lancé à Kinshasa un séminaire de renforcement des capacités destiné aux professionnels des médias et aux acteurs de la société civile afin de les associer à la vulgarisation de son Plan stratégique triennal 2026-2028, une réforme qui place le contrôle systémique des finances publiques au cœur de son action.Organisée avec l’appui technique et organisationnel de l’ASBL Toile d’Araignée, cette session de formation vise à faire des journalistes et des organisations citoyennes des partenaires de premier plan dans la compréhension, la diffusion et l’appropriation des nouvelles orientations de l’IGF en matière de gouvernance financière.

Dans son allocution de bienvenue, le coordonnateur de l’ASBL, Jérôme Sekana, a salué la confiance accordée à sa structure pour accompagner cette initiative. Il a exhorté les participants à s’approprier les objectifs du plan stratégique afin d’en assurer une vulgarisation efficace auprès de l’opinion publique.

Ouvrant officiellement les travaux, l’Inspecteur général des finances et chef de service, Christophe Bitasimwa Bahii, a remercié les participants pour leur engagement en faveur de la bonne gouvernance, estimant que leur présence traduit l’intérêt porté aux efforts de l’institution dans la promotion de la transparence, de la redevabilité et de la lutte contre la corruption.

Le patron de l’IGF a souligné que cette démarche s’inscrit dans une volonté d’ouverture accrue de l’institution vers la société. Citant l’ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, il a rappelé que « la bonne gouvernance exige le consentement et la participation des gouvernés », plaidant pour une implication plus forte des citoyens dans les réformes publiques.

Dans le même esprit, Christophe Bitasimwa a mis en avant le rôle des médias et de la société civile dans l’accompagnement des politiques publiques. Reprenant une réflexion du publicitaire américain Bill Bernbach, il a qualifié les médias de « bouche et d’oreille du peuple », insistant sur leur responsabilité dans la transmission d’une information accessible et compréhensible sur les actions de contrôle de l’État.

Le chef de service de l’IGF a également rendu hommage au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, dont il a salué la vision en matière de réforme des finances publiques, de lutte contre les antivaleurs et de consolidation de la confiance entre les institutions et les citoyens.

Il a par ailleurs reconnu la contribution des différentes générations d’inspecteurs généraux des finances à la construction et au développement de l’institution, estimant que la mise en œuvre du Plan stratégique triennal 2026-2028 marque une nouvelle étape dans l’évolution de l’IGF.

Selon lui, le contrôle des finances publiques ne peut plus relever exclusivement de l’administration. « Il requiert également l’implication active des médias, de la société civile et de l’ensemble des citoyens », a-t-il affirmé, considérant que l’efficacité des réformes dépend largement de leur appropriation par la population.

Prévu sur six jours, le séminaire aborde plusieurs thématiques liées à l’histoire et à l’évolution de l’IGF depuis 1960, à son organisation institutionnelle, à ses interactions avec les autres organes de contrôle, ainsi qu’aux stratégies de communication et aux défis du numérique dans la gouvernance publique.

À travers cette initiative, l’Inspection Générale des Finances entend renforcer l’adhésion des acteurs sociaux à sa réforme et faire des médias ainsi que de la société civile des relais capables de sensibiliser la population aux enjeux du contrôle systémique et de la bonne gestion des ressources publiques.

C.G

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