Santé/Prise en charge des plaies : l’hôpital militaire du camp Tshatshi organise trois jours de formation intensive

L’Hôpital militaire de la Garde républicaine (HMGR) du camp Tshatshi, situé dans la commune de Ngaliema à Kinshasa, a lancé lundi 11 mai une campagne gratuite de prise en charge des plaies et de cicatrisation en faveur des militaires et de leurs dépendants. L’initiative s’accompagne d’une formation spécialisée destinée au personnel soignant afin de renforcer les capacités médicales dans le traitement des plaies chroniques et complexes.

La cérémonie de lancement a réuni responsables médicaux, partenaires sanitaires et professionnels de santé dans la salle de conférence de l’établissement hospitalier.

Intervenant à cette occasion, le colonel François Mbuyu Kyata, médecin commandant du Groupement médical de la Garde républicaine et médecin directeur de l’hôpital militaire du camp Tshatshi, a insisté sur la nécessité de miser sur les compétences humaines pour améliorer les soins.

Selon lui, les résultats dans le traitement des plaies ne dépendent pas uniquement des équipements médicaux, mais surtout de la qualification et du professionnalisme du personnel soignant. Cette campagne vise ainsi à promouvoir les bonnes pratiques médicales et à réduire les complications liées aux infections et aux plaies chroniques grâce à une meilleure prise en charge des patients.

Le programme de formation, animé par le docteur camerounais Franck-Eric Wanda, coordonnateur technique santé et principal formateur, se déroule du 11 au 13 mai. Il porte notamment sur les généralités des plaies chroniques, les facteurs de risque, les méthodes d’évaluation clinique et les approches modernes de cicatrisation.

Des ateliers pratiques sont également prévus afin de permettre aux participants d’appliquer directement les connaissances acquises.

Pour le docteur Ferdinand Mongane, administrateur gestionnaire de l’HMGR, cette initiative permettra aussi d’identifier les équipements essentiels au suivi efficace des patients, notamment dans les domaines de l’imagerie médicale, de l’échographie, du scanner et de la biologie clinique. Il a affirmé que l’hôpital dispose déjà des capacités nécessaires pour assurer la prise en charge des cas les plus complexes à moindre coût.

Plus de dix mille militaires et leurs dépendants bénéficient actuellement de soins gratuits au sein de cette structure sanitaire, a-t-il indiqué, saluant les efforts des autorités congolaises dans le soutien au secteur de la santé militaire.

La campagne est organisée avec l’appui de plusieurs partenaires, parmi lesquels le Centre hospitalier Pain Quotidien et le Comité de coordination des activités médicales et humanitaires (CCAMH).

Yan Manu

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