Dans une correspondance officielle adressée au président de la Chambre haute du Parlement, Mobutu Bahati Lukwebo a annoncé sa démission du poste de deuxième vice-président du Sénat, avec effet immédiat.
La lettre, datée de 2026 et portant la référence N° 01/CAB/2V.PDT/SENAT/MBL/nse/2026, a été transmise en copie au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, ainsi qu’à l’ensemble des membres du Bureau du Sénat.
Dans ce document, l’élu de l’Union sacrée de la nation justifie sa décision par « le climat politique actuel au sein de la Chambre haute », tout en réaffirmant sa loyauté au Chef de l’État, autorité de référence de la plateforme politique au pouvoir.
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Il prend soin de préciser que cette décision « n’est en rien un aveu d’incompétence », mais plutôt une contribution à la recherche de la sérénité au sein de l’institution parlementaire. Il indique par ailleurs avoir exercé ses fonctions « correctement et en temps réel » depuis mai 2024, date de son entrée en fonction.
Un contexte politique tendu au Sénat
Cette démission intervient dans un climat politique marqué par des tensions croissantes au sein de la majorité parlementaire. Depuis plusieurs semaines, des divergences de fond et de positionnement agitent la Chambre haute, notamment autour de l’interprétation de la ligne politique de l’Union sacrée et des rapports de force entre sensibilités.
Le départ de Bahati Lukwebo, figure influente et allié de longue date du chef de l’État, pourrait traduire des recompositions silencieuses au sommet de l’appareil législatif. Certains observateurs y voient un signe de renforcement du contrôle présidentiel sur le Parlement, d’autres évoquent une simple réorganisation interne en vue des prochaines échéances électorales.
Quels enjeux pour la suite ?
Cette démission ouvre désormais la voie à d’autres prétendants de son regroupement politique ou de la majorité au sens large, appelés à poursuivre le travail amorcé à ce poste stratégique. Le remplacement du deuxième vice-président aura lieu dans le respect des équilibres internes de l’Union sacrée. Plusieurs noms circulent déjà au sein des groupes parlementaires, même si aucune officialisation n’a encore eu lieu.
Sur le plan institutionnel, cette vacance pourrait également ralentir temporairement certains travaux en cours au Sénat, notamment dans les commissions où le rôle du bureau est déterminant.
CG

