Développement durable : Marie Nyange Ndambo renforce la coopération avec la BAD pour l’emploi vert

À Kinshasa, l’économie circulaire s’impose comme une réponse stratégique au double défi du chômage des jeunes et de l’insalubrité urbaine. La Banque africaine de développement (BAD) travaille à la conception d’un nouveau projet ambitieux destiné à promouvoir l’emploi des jeunes en République démocratique du Congo, avec un accent particulier sur la transformation et le recyclage des déchets.

C’est dans ce cadre que la ministre de l’Environnement, développement durable et nouvelle économie du climat, Marie Nyange Ndambo, a reçu ce mercredi, une délégation de la Banque africaine de développement (BAD) conduite par Raymond Besong, expert en capital humain basé à Kinshasa, avec pour objectif de recueillir les orientations du gouvernement afin d’aligner le projet sur les priorités nationales.

Selon Raymond Besong, le programme en cours d’évaluation cible prioritairement les jeunes des zones urbaines et périurbaines. Il ambitionne de transformer un problème environnemental majeur en levier économique structurant. « Nous réfléchissons notamment à la question du traitement et du recyclage des déchets pour la production d’autres biens », a expliqué Raymond Besong, soulignant la nécessité d’intégrer les initiatives déjà portées par le ministère.

Transformer les déchets en opportunités

Au cœur du projet, la valorisation de toute la chaîne de valeur des déchets. Collecte, tri, logistique, transport, traitement industriel, transformation, commercialisation… Chaque maillon représente une niche d’emplois potentiels pour des milliers de jeunes Congolais.

Dans une ville comme Kinshasa, où la gestion des déchets, notamment plastiques, constitue un défi quotidien, le chantier est colossal. Mais pour la BAD, c’est précisément dans cette contrainte que réside l’opportunité.

De petites entreprises de collecte aux unités industrielles de recyclage, en passant par la vente des produits issus de la transformation, l’économie circulaire pourrait devenir un puissant moteur d’emplois décents et durables.

Au-delà de la création d’activités génératrices de revenus, l’initiative vise également à structurer un écosystème vert capable de réduire l’impact environnemental tout en renforçant les compétences techniques des jeunes.

Le projet suivra encore plusieurs étapes techniques: préparation, évaluation finale et approbation jusqu’à fin 2026. Si le calendrier est respecté, les premières activités sur le terrain pourraient démarrer dès 2027, a-t-on soutenu.

Yan Manu

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