RDC : le Gouvernement lance la troisième vague de formalisation de masse de l’économie informelle dans 13 communes

Le Ministère de l’Économie nationale a officiellement lancé la troisième vague de la formalisation de masse des acteurs du secteur informel, une opération d’envergure qui marque une nouvelle étape dans la stratégie gouvernementale de restructuration de l’économie populaire. L’initiative, entrée en vigueur le 19 janvier 2026, s’inscrit dans un chantier plus large piloté par le Vice-Premier Ministre, Daniel Mukoko Samba, visant à transformer l’informalité en moteur réel de croissance nationale.

Cette troisième vague couvre 13 communes, où les équipes du ministère ont débuté les opérations de préenregistrement, d’identification et de collecte des données sur les petits commerçants, les travailleurs informels et les micro-entrepreneurs.

Après deux premières phases jugées concluantes, la dynamique enclenchée poursuit sa montée en puissance.

Une mobilisation locale accrue et une adhésion croissante des populations

La commune de Kalamu a été la première à accueillir la délégation ministérielle. À cette occasion, le bourgmestre a lancé un appel appuyé aux acteurs du secteur informel afin qu’ils s’enregistrent « massivement », soulignant que la formalisation constitue « la seule voie permettant d’adapter les politiques publiques aux besoins réels des petits commerçants ».

Le même message a été relayé dans les communes de Kasa-Vubu, Ngiri-Ngiri et Bumbu, où les autorités locales ont insisté sur la nécessité de l’enregistrement comme condition d’accès aux avantages liés à la formalisation : protection sociale, inclusion financière, couverture santé universelle et accès à des dispositifs de soutien économique.

Sur le terrain, les enquêteurs ont déjà commencé l’identification dans les principaux marchés avant d’étendre progressivement les opérations aux artères secondaires.

Une réforme inscrite dans une stratégie gouvernementale cohérente

Ce lancement intervient dans la continuité du vaste chantier de formalisation conduit par le Ministère de l’Économie depuis 2024. Sous l’impulsion de Daniel Mukoko Samba, la politique économique actuelle repose sur une logique structurée : organiser, documenter et accompagner les acteurs économiques qui opèrent en dehors du circuit formel.

Amélioration du climat des affaires, levier de transformation économique et sociale

La formalisation participe aussi à combattre un narratif persistant selon lequel il serait difficile d’investir en RDC. Pour Mukoko Samba, les faits démontrent l’inverse : la structuration progressive de l’économie populaire doit offrir un gisement de croissance comparable à celui observé dans le secteur minier, lequel attire chaque année environ 2 milliards USD d’IDE.

Le thème de cette nouvelle vague, “Mikili masano po’Osungama”, résume l’ambition du Gouvernement : encourager une adhésion massive des acteurs du secteur informel à un processus “structuré, durable et porteur d’opportunités”.

Le ministère estime que cette réforme permettra : une meilleure planification économique des territoires, un accès simplifié aux dispositifs de crédit pour les micro-entrepreneurs, une augmentation du taux d’inclusion financière, une protection sociale progressivement étendue aux travailleurs informels.

L’adhésion croissante constatée dans les communes traduit, selon le ministère, « la confiance progressivement restaurée entre le Gouvernement et la population ».

Vers une économie populaire structurée et compétitive

Pour le Gouvernement, la formalisation de masse constitue l’un des piliers de son approche pour transformer durablement l’économie congolaise. Elle s’inscrit dans un mouvement plus large de modernisation, de réduction des vulnérabilités structurelles et de valorisation des initiatives entrepreneuriales locales.

À terme, elle doit permettre de doter le pays d’une cartographie réelle et actualisée de ses activités économiques de base, condition essentielle à toute politique de développement cohérente, inclusive et durable.

JDW

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