URGENT : le Général Ekenge, porte-parole des FARDC, suspendu

Le général-major Sylvain Ekenge, porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), a été suspendu de ses fonctions ce lundi par le Chef d’état-major général de l’armée congolaise, a-t-on appris de source militaire.

Cette décision intervient au lendemain de propos jugés controversés et discriminatoires tenus par l’officier supérieur le samedi précédent. Lors d’une intervention sur la RTNC – la chaîne publique, le général-major Ekenge a évoqué ce qu’il a présenté comme un prétendu stratagème attribué à des femmes de la communauté tutsie, visant, selon ses termes, à pérenniser une supposée « suprématie » de cette communauté à travers les naissances.

Ces déclarations ont suscité une vive indignation dans l’opinion publique, tant par leur caractère stigmatisant que par le risque d’exacerbation des tensions communautaires, dans un contexte sécuritaire déjà fragile à l’Est du pays.

On croit comprendre que la suspension du général-major Ekenge s’inscrit dans un cadre plus large de préservation de la cohésion nationale et de rappel au devoir de réserve qui incombe aux hauts responsables militaires, particulièrement lorsqu’ils s’expriment sur des questions sensibles touchant à l’identité et aux communautés congolaises.

Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a à plusieurs reprises réaffirmé son engagement ferme contre toute forme de discrimination, rappelant que les discours de stigmatisation ne sauraient être tolérés dans un État fondé sur l’unité et l’égalité des citoyens.

À cet égard, lors d’une conférence de presse tenue le 22 février 2024, le Chef de l’État déclarait sans ambiguïté : « Je suis le premier Président de la République Démocratique du Congo, si pas le seul, à avoir dit haut et fort, en parlant des Banyamulenge — et j’élargis même à tous les Tutsis congolais — qu’ils sont nos compatriotes. Il y a des Banyamulenge qui sont morts pour cette République et sous le drapeau. J’en ai assez de ce discours qui consiste à discriminer ces populations. »

Une déclaration qui, aujourd’hui encore, résonne comme un rappel solennel de la ligne officielle de l’État congolais en matière de lutte contre les discours discriminatoires et de défense de la cohésion nationale.

JEK

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