Dans une atmosphère solennelle, rythmée par les applaudissements d’un Palais du Peuple plein à craquer, le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a livré ce lundi un discours de haute portée politique devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès. L’exercice, incontournable dans le calendrier national, a, cette année, pris des allures de plaidoyer vibrant en faveur des réformes engagées par le Gouvernement Suminwa.

Avec une verve particulièrement affirmée, le Chef de l’État a dressé un tableau résolument optimiste de l’année 2025, mettant en lumière les avancées économiques, les chantiers des infrastructures et la cohérence d’une action gouvernementale qu’il juge « harmonisée et efficace », conformément au Programme d’Actions du Gouvernement (PAG) 2024-2028.
Une économie qui « a tenu » : inflation maîtrisée et cap budgétaire maintenu
Dès les premières minutes, Félix Tshisekedi a voulu dissiper tout doute quant à la résilience de l’économie congolaise. « Notre économie n’a pas cédé. Elle a tenu. Elle a résisté et, dans plusieurs domaines, elle a progressé », a-t-il martelé, assumant un ton résolument conquérant.
Il a rappelé les performances jugées remarquables : l’inflation, fléau récurrent de la vie quotidienne, a été ramenée à 2,5 % en octobre 2025, bien en deçà de l’objectif de la Banque centrale. Une prouesse qui, selon lui, consacre le retour d’une « discipline macroéconomique retrouvée ».
Cette maîtrise des prix, couplée à une stabilisation du cadre budgétaire, constitue, selon le Chef de l’État, « un socle solide pour redonner du souffle au pouvoir d’achat » et reconstruire la confiance dans le franc congolais.
« Une action gouvernementale cohérente » : Tshisekedi encense la méthode Suminwa
L’un des moments les plus marquants du discours a été l’hommage appuyé rendu au Gouvernement dirigé par la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka. Avec une insistance rare, Félix Tshisekedi a célébré « une action gouvernementale cohérente, rigoureuse et orientée résultats ».
Il a salué la gestion des finances publiques, le redressement des recettes, la rationalisation des dépenses et la dynamique enclenchée dans les grands chantiers nationaux : routes, aéroports, équipements essentiels. Autant de signaux, selon lui, que le PAG 2024-2028 « n’est pas qu’un document technique, mais un moteur de transformation réelle ».
Le message était clair : le Président assume, revendique et célèbre le tempo imprimé par la Première Ministre et son équipe.

Sécurité et souveraineté : un message ferme sur l’Est du pays
Sans surprise, la situation sécuritaire à l’Est a occupé une large part de l’allocution. Mais cette fois, Félix Tshisekedi a voulu marquer une rupture.
Évoquant une « reconfiguration en profondeur » de l’appareil de défense, il a détaillé une stratégie articulée autour de quatre axes :
- retrait total et vérifiable de toute force étrangère,
- démantèlement des réseaux logistiques et financiers des groupes armés,
- restauration de l’autorité de l’État,
- retour d’une sécurité durable dans les zones sinistrées.
Il a insisté sur la montée en puissance du renseignement, la priorité donnée aux « fronts critiques » et les efforts de lutte contre les réseaux de contrebande qui alimentent la guerre.
Sur le plan diplomatique, enfin, le Chef de l’État a tenu à désamorcer toute polémique autour de l’accord récemment signé à Washington. « Permettez-moi d’être parfaitement clair : ces accords ne consacrent aucune forme de partage de notre souveraineté », a-t-il tranché, rejetant toute idée de tutelle, de concession ou de dilution de l’autorité congolaise.
Un message final comme un acte de foi
En conclusion, Félix Tshisekedi a lancé un appel vibrant aux institutions, au Gouvernement Suminwa et à l’ensemble du peuple congolais : « consolider les acquis » et « intensifier l’effort collectif » pour poursuivre la trajectoire engagée.
Et dans une formule qui a fait vibrer l’hémicycle, il a ponctué son discours par une phrase lourde de symbolisme :« Les ténèbres ne régneront pas toujours. »
Un refrain d’espoir, un appel à la résilience, mais aussi un avertissement : la lumière promise dépendra de la capacité collective à maintenir le rythme des réformes et la détermination à restaurer la paix.
La Nation, en ce lundi de décembre 2025, aura entendu un Président sûr de son cap — et résolument confiant dans l’efficacité du Gouvernement Suminwa.
Jonas Eugène Kota

