Alors que la ville étouffe sous les conséquences des pluies diluviennes qui se sont abattues ces derniers jours, transformant plusieurs quartiers en véritables pièges d’eau et de boue, le ministre des Infrastructures et Travaux Publics, John Banza Lunda, a lancé un vaste programme d’urgence de curage en collaboration avec l’Office des Voiries et Drainage (OVD). Objectif : réduire l’impact des inondations qui paralysent Kinshasa à chaque début de saison des pluies.
Depuis une semaine, la capitale vit au rythme des intempéries extrêmes. Les pluies abondantes ont mis en lumière l’ampleur des défis structurels : caniveaux saturés, rivières bouchées, déchets entassés sur les artères, notamment le long de l’avenue OUA, l’un des axes les plus touchés. Dans certains quartiers, les habitants traversent les rues les pieds dans l’eau, tandis que des maisons fragiles cèdent sous la pression des eaux.
Un problème ancien aggravé par un manque de gestion

Selon le diagnostic rendu public, la situation résulte à la fois d’une absence de politique cohérente de gestion des déchets et de comportements inciviques persistants. Les dépôts sauvages d’ordures dans les caniveaux, fossés et cours d’eau empêchent les eaux de pluie de s’évacuer normalement.
« Nous ne pouvons pas lutter efficacement contre les inondations si nous continuons à utiliser les ouvrages de drainage comme poubelles », a rappelé le ministre.
Un impératif : protéger les populations
Face au risque croissant d’inondations meurtrières et de dégâts matériels, le gouvernement a déclaré l’urgence d’agir. Les opérations lancées visent à prévenir les catastrophes dans une capitale dont plusieurs quartiers sont exposés à chaque orage. L’enjeu est vital : protéger les familles, les habitations, les routes et les infrastructures essentielles, à un moment où les pluies n’ont pas encore atteint leur pic saisonnier.
Un plan d’action accéléré sur le terrain
Sous le leadership du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, les équipes de l’OVD ont été déployées en force. Le directeur provincial, Dieudonné Tshimbalanga, dirige personnellement les interventions sur les points névralgiques, notamment l’axe OUA, réputé pour ses inondations chroniques.
Les travaux portent sur : le curage des caniveaux, le désensablement des rivières, et l’évacuation de tonnes de déchets bloquant les ouvrages d’évacuation.
Coordination et responsabilité citoyenne : deux clés du succès
Le gouvernement insiste sur la nécessité de mieux coordonner les services publics concernés, notamment le PNAS, RADKIN et les services techniques municipaux, afin de garantir une réponse durable.
Mais les autorités appellent aussi la population à prendre sa part de responsabilité. « Protéger les ouvrages, respecter les zones d’évacuation et adopter des gestes responsables » : c’est le message que martèle le ministère pour éviter que la capitale ne retombe dans les mêmes travers quelques semaines après les interventions.
JDW

