RDC : Mukoko Samba éclaire le Sénat sur la gestion des pertes pétrolières et les apports au Trésor

Le Vice-Premier ministre et Ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a tenu un échange approfondi avec la Commission économique et financière du Sénat (ÉCOFIN) pour clarifier la complexité des mécanismes de gestion des pertes et manques à gagner (PMAG) liés aux produits pétroliers, ainsi que leur impact sur les finances publiques. Cette rencontre, organisée le 17 novembre à Kinshasa, s’inscrit dans un contexte de préoccupations persistantes quant à la structure des prix et la transparence des interventions économiques dans ce secteur stratégique.

Structure des prix et gestion des stocks de sécurité

Au coeur des débats figurait la structure des prix des produits pétroliers, en particulier la gestion des stocks de sécurité, instruments essentiels à l’absorption des pertes financières subies par les opérateurs pétroliers. Le Vice-Premier ministre a présenté en détail deux mécanismes clés : le stock de sécurité 1, instauré en 2009, et le stock de sécurité 2, mis en place plus récemment par un arrêté interministériel engageant les ministères des Finances, des Hydrocarbures, et de l’Économie nationale.

Ce dernier fonctionne comme un dispositif de garantie permettant le remboursement l’effectif des pertes, avec un suivi rigoureux assuré par des banques collectrices et une banque centralisatrice pilotée par le ministère des Finances.

Daniel Mukoko a souligné que la détermination des pertes repose sur une certification rigoureuse des volumes, coordonnée entre son ministère, le Comité de suivi des prix des produits pétroliers, et le ministère des Hydrocarbures, garant de la fiabilité initiale des données. Ce protocole vise à assurer une évaluation précise et transparente, fondement indispensable à l’ajustement des tarifs et au financement correct des compensations.

Impact économique et résultats encouragés

Un point majeur de la discussion a porté sur l’impact budgétaire des ressources pétrolières. Le Vice-Premier ministre a précisé que ces ressources contribuent significativement à combler le gap budgétaire national, à hauteur de 328 milliards de francs congolais, en plus des recettes parafiscales telles que le Fonds National d’Entretien Routier (FONER). Ces flux renforcent la capacité de l’État à maintenir ses engagements économiques.

Les sénateurs, à l’instar de Claude Bossio Wa Bossio, ont salué la clarté apportée par le Vice-Premier ministre, jugeant que ces éclaircissements démystifiaient une problématique longtemps perçue comme opaque. Selon lui, la nouvelle structuration des prix a permis une nette réduction des pertes, qui sont passées de 30 millions de dollars annuels à environ 15 millions sur le semestre, traduisant un progrès notable dans la maîtrise des coûts liés aux perturbations du marché pétrolier.

Cette session a également permis de rappeler que les fonds compensatoires sont prélevés directement auprès des consommateurs et placés dans des comptes séquestres sécurisés au ministère des Finances, assurant ainsi une gestion orthodoxe et transparente des ressources.

Cette communication du Vice-Premier ministre Daniel Mukoko Samba marque une étape importante vers une meilleure gouvernance économique et une plus grande transparence dans la gestion des ressources pétrolières, un secteur crucial pour l’économie congolaise.

JEK

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