COP30 – Belém : La RDC prend la co-facilitation du PFBC et s’affirme comme moteur de la gouvernance forestière en Afrique centrale

La République démocratique du Congo (RDC) consolide son statut de leader environnemental africain. En marge de la COP30, la ministre congolaise de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat, Professeure Marie Nyange Ndambo, a annoncé que la RDC succédera officiellement au Gabon à la co-facilitation du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC) à partir de janvier 2026.

Le PFBC est une coalition internationale créée en 2002 pour coordonner et renforcer les efforts de conservation, de gestion durable et de valorisation équitable des forêts du bassin du Congo, le deuxième massif tropical du monde après l’Amazonie. Il regroupe plus de 130 partenaires, dont des gouvernements, des institutions internationales, des ONG et le secteur privé, œuvrant ensemble pour préserver la biodiversité et soutenir le développement des communautés locales.
le choix opéré sur la RDC pour la co-facilitation du PFBC, saluée par les partenaires internationaux, marque un tournant stratégique pour la gouvernance régionale des forêts du bassin du Congo — deuxième massif tropical du monde après l’Amazonie.

« La RDC, pays-solution aux défis du changement climatique, se réjouit de la proposition que lui avait faite la République gabonaise d’assurer, à partir de janvier 2026, la co-facilitation et la présidence du PFBC. Je suis très heureuse de vous informer que la réponse est positive », a déclaré la ministre Marie Nyange Ndambo, sous les applaudissements de la délégation congolaise et de ses partenaires.

Un leadership confirmé au cœur du bassin du Congo
La co-facilitation du PFBC est assurée conjointement par un pays du Nord et un pays du Sud : le Gabon et la France occupaient ce rôle depuis 2023, avant que la RDC ne soit désignée pour prendre le relais du Gabon pour la période 2026-2028. Cette désignation consacre la montée en puissance diplomatique et environnementale de la RDC, qui, sous la vision du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a multiplié les initiatives en faveur de la justice climatique et de la souveraineté écologique africaine.

L’Appel de Belém : un engagement régional pour l’action

Dans la foulée de cette annonce, la ministre Nyange a réaffirmé le soutien total de la RDC à l’Appel de Belém pour les forêts du bassin du Congo, lancé lors du sommet éponyme.
Cet appel ambitieux vise à mobiliser 2,5 milliards de dollars pour la période post-2025 afin de :

  • protéger la biodiversité et les écosystèmes critiques du bassin ;
  • renforcer la lutte contre la déforestation illégale ;
  • promouvoir le développement socio-économique des communautés locales et la résilience des peuples autochtones.

L’Appel de Belém sera présenté officiellement le 18 novembre à 17h00, au Pavillon Forêt de la COP30, lors d’un événement de haut niveau réunissant les États membres du bassin du Congo, les bailleurs, la société civile et les institutions financières internationales.
À cette occasion, Marie Nyange Ndambo détaillera la feuille de route congolaise pour la co-facilitation du PFBC, en mettant l’accent sur la coordination régionale, la transparence dans la gouvernance forestière, et la mobilisation des financements innovants pour la conservation.

Un rôle de pivot dans la diplomatie environnementale africaine

Depuis plusieurs mois, la RDC multiplie les initiatives pour unifier la voix du bassin du Congo au sein des forums internationaux sur le climat.
Sous la houlette de Marie Nyange, le pays a organisé la Semaine nationale congolaise du climat à Kinshasa, qui a permis d’élaborer une position nationale unifiée avant la COP30.
Cette approche inclusive — intégrant gouvernement, société civile, secteur privé et peuples autochtones — illustre la volonté du pays de bâtir une diplomatie environnementale fondée sur la concertation et la souveraineté partagée.

« Notre leadership régional doit servir à renforcer la solidarité entre les pays du bassin du Congo, à consolider la confiance et à promouvoir des politiques forestières concertées et justes », a souligné la ministre.

La RDC, un pays-solution assumé

Cette co-facilitation s’inscrit dans la continuité de la stratégie congolaise de positionnement comme pays-solution face à la crise climatique mondiale.
Forte de ses 145 millions d’hectares de forêts et de ses tourbières géantes, la RDC joue un rôle crucial dans la régulation du climat planétaire.
Son objectif : transformer ce potentiel écologique en levier de développement durable, tout en défendant les intérêts des nations forestières africaines.

« Être pays-solution, c’est assumer notre responsabilité envers la planète, mais aussi exiger que cette responsabilité soit reconnue et valorisée », a conclu Marie Nyange Ndambo, annonçant une nouvelle ère de coopération régionale et de diplomatie verte africaine.

JDW

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