RDC – Pétrole : Le gouvernement appuie la SOCIR pour sécuriser l’approvisionnement de la zone Ouest

La République démocratique du Congo consolide sa stratégie énergétique avec le soutien direct du gouvernement à la Société Congolaise des Industries de Raffinage (SOCIR). En visite sur le site stratégique de Muanda le 17 septembre 2025, le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a réaffirmé la volonté de l’État d’assurer une distribution continue et stable des produits pétroliers sur le marché national.

Au cœur des réformes menées ces derniers mois dans le secteur pétrolier figurent la lutte contre la fraude et la contrebande, la stabilisation des prix à la pompe et un assainissement macroéconomique qui a dynamisé la demande. Celle-ci est passée de 50.555 m³ à plus de 85.000 m³ dans la seule zone Ouest, témoignant d’un rebond significatif du marché énergétique congolais.

Pour répondre à cette croissance, le gouvernement a débloqué un financement permettant à la SOCIR de relancer la réhabilitation de ses remorqueurs Kinimi et Castor, jusque-là immobilisés, et de louer un tanker dédié. Une décision jugée stratégique par l’Administrateur Directeur Général de la société, Franck Beaussard, qui y voit une garantie de continuité dans l’approvisionnement.

« La SOCIR joue un rôle capital pour éviter toute rupture d’approvisionnement, grâce à une capacité de stockage de 185 millions de litres destinée à la consommation nationale », a déclaré le ministre Mukoko Samba, soulignant l’importance des infrastructures de Muanda – jetée pétrolière, laboratoires, ateliers mécaniques et dépôts – dans l’équilibre énergétique du pays.

Outre l’appui financier immédiat, le gouvernement a réglé les pertes et manques à gagner (PMAG) accumulés avant janvier 2025, une mesure saluée par la direction de la SOCIR pour avoir assaini les comptes et restauré la confiance entre l’État et les opérateurs.

Vers une modernisation des capacités

La SOCIR, détenue à 50 % par l’État congolais, entend capitaliser sur cet appui pour renforcer son rôle stratégique. Ses perspectives incluent le doublement des capacités de stockage, l’acquisition d’une barge dédiée et de moyens de transport terrestre, ainsi que le développement de la filière GPL (gaz de pétrole liquéfié), appelée à devenir un pilier de la diversification énergétique.

Avec ces investissements et réformes, Kinshasa veut réduire les risques de rupture d’approvisionnement et consolider sa souveraineté énergétique, tout en stimulant la compétitivité d’un marché pétrolier encore fragile mais en pleine expansion.

JEK

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *