La filière mondiale du cacao s’apprête à entrer dans une nouvelle phase. Le Conseil de l’Organisation internationale du cacao (ICCO) a fixé au 1er octobre 2026 l’entrée en vigueur définitive du nouvel Accord international sur le cacao, officialisant ainsi une nouvelle architecture de coopération entre pays producteurs et acteurs de la filière.
La décision, prise mardi à Abidjan, intervient après plusieurs années de négociations et les engagements de plusieurs pays producteurs à signer, ratifier ou appliquer provisoirement le nouvel instrument. Le Togo, le Nicaragua, la Côte d’Ivoire et la République démocratique du Congo figurent parmi les premiers participants au nouveau dispositif.
Un accord centré sur les producteurs et la durabilité
Adopté le 13 février 2026 à Genève, lors de la Conférence des Nations unies sur le cacao, le nouvel accord succède à celui de 2010. Il établit un cadre de coopération ouvert, sans durée fixe, avec une attention particulière portée aux petits producteurs et à l’équilibre économique de la filière.
L’amélioration des revenus des producteurs, la transformation locale et la durabilité constituent les principaux axes du nouvel instrument. Cette dernière repose sur trois dimensions : économique, sociale et environnementale.
Le texte accorde également une place importante à la transparence de la chaîne de valeur et à la traçabilité du cacao.
La lutte contre la déforestation figure parmi les priorités, dans un contexte où les exigences environnementales prennent une importance croissante sur les marchés internationaux.
La RDC face à un nouveau cadre de coopération
Pour la République démocratique du Congo, l’entrée en vigueur du nouvel accord intervient alors que le pays cherche à accroître sa production, améliorer les revenus des producteurs et développer davantage la transformation locale.
Kinshasa a signé le nouvel Accord international sur le cacao le 3 juin 2026. Sa participation aux travaux de l’ICCO est assurée par une délégation d’experts du secteur cacaoyer conduite par Jonathan Kambale Kyakwa, directeur de cabinet adjoint du ministre du Commerce extérieur.
Le nouveau cadre offre notamment à la RDC un espace de coopération pour renforcer la valorisation de sa production, améliorer les conditions de vie des producteurs et accompagner la mise en conformité de la filière avec les exigences environnementales et commerciales internationales.
De l’accord aux résultats sur le terrain
Avec son entrée en vigueur définitive le 1er octobre, le nouvel instrument ouvre désormais la phase la plus opérationnelle : celle de sa mise en œuvre.
Pour les pays producteurs, l’enjeu sera de traduire les engagements internationaux en mécanismes concrets en faveur des exploitants, de la qualité des produits, de la transformation et de la durabilité de la filière.
Et pour la RDC, ce nouveau cycle de coopération pourrait ainsi accompagner la montée en puissance d’une filière cacaoyère davantage structurée, traçable et créatrice de valeur sur le territoire national.
JEK

