Après avoir sillonné plusieurs milliers de kilomètres à travers le pays dans le cadre de la Caravane des infrastructures, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, poursuit sur le terrain le suivi des chantiers de la capitale. À Ngaba comme à N’djili, les interventions du ministère ciblent à la fois la fluidité du trafic, la durabilité des ouvrages et l’amélioration de l’environnement des équipements publics.
À N’djili, la boucle Zénith passe à la phase des travauxDans le quartier 4 de N’djili, le ministre a donné, mardi 8 septembre, le coup d’envoi du chantier de modernisation de la boucle Zénith, conformément aux engagements pris cinq jours auparavant par le Président de la République devant les élèves du Collège Bonsomi.
Le projet, confié à Jin Jin International Sarl sous la supervision de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT), porte sur un linéaire de 830 mètres.
La nouvelle chaussée sera réalisée en béton armé, sur une sous-fondation en concassé d’au moins 40 centimètres. Le projet prévoit également des ouvrages d’assainissement et l’éclairage public.
L’ouvrage est conçu pour une durée de vie annoncée de 30 ans, avec un délai d’exécution fixé à cinq mois.

Cette intervention routière est accompagnée d’un volet consacré au Collège Bonsomi. Des équipes techniques doivent procéder à l’évaluation des besoins de rénovation de l’établissement, tandis que des espaces de stationnement sont prévus afin de mieux organiser les abords et de sécuriser les déplacements des élèves, des parents et des transports scolaires.
L’approche traduit ainsi une volonté de traiter simultanément la voirie et les équipements publics qui structurent la vie quotidienne des quartiers.
À Ngaba, l’avenue Kianza dépasse 72 % d’exécutionTrois jours plus tôt, le 5 septembre, John Banza Lunda s’était rendu à Ngaba pour inspecter l’avancement des travaux de modernisation de l’avenue Kianza, exécutés par la Direction provinciale de l’OVD.
Le projet a connu un redimensionnement technique global, après la découverte de l’état particulièrement dégradé de la chaussée. Son enveloppe est ainsi passée de 2,9 à 4,3 millions de dollars américains.
Les travaux comprennent notamment l’élargissement de la chaussée, la construction de nouveaux collecteurs en béton, le curage en profondeur des ouvrages existants et la réalisation d’une piste en béton.
Les deux importants bourbiers qui paralysaient la circulation ont été entièrement aplanis et remblayés, permettant de rétablir progressivement des conditions de circulation plus favorables.
Le taux d’exécution physique dépasse désormais 72 %. Le chantier a toutefois été confronté à une contrainte technique imprévue : la découverte d’une nappe aquifère superficielle, qui n’avait pas été identifiée lors des études préliminaires.
Cette situation a nécessité une adaptation du projet et une prolongation du délai d’exécution.
Une même logique : construire pour durer
De Kianza à Zénith, les interventions suivies par le ministre présentent un même fil conducteur : adapter les ouvrages aux réalités du terrain et privilégier des infrastructures capables de résister dans le temps.
À N’djili, le choix du béton armé, l’épaisseur de la sous-fondation, le drainage et l’éclairage sont intégrés dès la conception. À Ngaba, les difficultés découvertes en cours d’exécution ont conduit à revoir les solutions techniques plutôt que de maintenir un dimensionnement devenu inadapté.
Ces deux chantiers donnent ainsi une traduction urbaine à la démarche défendue par John Banza Lunda depuis le début de son mandat : suivre les travaux sur le terrain, confronter les études à la réalité et ajuster les réponses techniques lorsque les contraintes l’exigent.
JEK

