Face aux tensions croissantes dans la distribution des produits pétroliers, le gouvernement congolais a annoncé une série de mesures d’urgence destinées à stabiliser l’approvisionnement en carburant, dans un contexte marqué par des perturbations logistiques et une pression accrue sur les prix internationaux.
Dans un communiqué conjoint ce lundi 23 mars, en effet, les ministères de l’Économie nationale et des Hydrocarbures indiquent avoir arrêté « des dispositions immédiates » visant à garantir la continuité de l’approvisionnement sur l’ensemble du territoire .
Des mesures pour fluidifier l’approvisionnement
Parmi les décisions prises figurent plusieurs leviers opérationnels destinés à soutenir la chaîne d’approvisionnement, à savoir : l’allègement de certains coûts liés à l’importation et au transport des produits pétroliers ; le renforcement du mécanisme des avances aux sociétés pétrolières afin de soutenir leur trésorerie ainsi que l’accélération des procédures de dédouanement des cargaisons.
L’exécutif national assure que ces mesures doivent permettre de « faciliter l’approvisionnement sur le marché national » et d’éviter toute rupture dans la distribution.
Un contexte de tensions visibles sur le terrain
Ces annonces interviennent alors que, sur le terrain, un contingentement de la distribution est observé dans plusieurs stations-service, notamment à Kinshasa et dans certaines grandes agglomérations. Les livraisons irrégulières ont entraîné l’allongement des files d’attente de véhicules, signe d’une pression accrue sur la demande.
Mais face à ces tensions perceptibles, les autorités se veulent rassurantes, affirmant qu’« il n’existe pas de pénurie de carburant » et que « des stocks […] sont disponibles et suffisants pour approvisionner l’ensemble du territoire national ».
Les sociétés de distribution ont été instruites de renforcer les rotations logistiques, « de jour comme de nuit », afin d’améliorer la desserte des stations-service .
Un choc externe sur les prix de l’énergie
La situation actuelle s’inscrit dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, notamment autour du conflit impliquant l’Iran, qui ont provoqué une hausse significative des prix des produits pétroliers raffinés.
La semaine dernière, le gouvernement avait déjà procédé à un relèvement des prix du carburant dans la zone sud-est, en particulier pour les sociétés minières, conséquence directe de la flambée du baril de pétrole sur les marchés internationaux.
JDW

