RDC – Abus dans la circulation routière : la Présidence de la République interpelle déjà ses récalcitrants

À peine la mise en garde lancée, les premières interpellations tombent. À la Présidence de la République, le rappel à l’ordre sur l’indiscipline routière des véhicules de fonction commence déjà à produire ses effets, avec l’identification de plusieurs contrevenants présumés.

Dans un message interne consulté par notre rédaction, le coordonnateur des ressources humaines de la Présidence, Claude Zinga, indique que malgré la récente note de service appelant au respect strict du code de la route et à la fin des comportements inciviques des membres du cabinet, plusieurs cas de non-conformité ont déjà été signalés par les services compétents.

Selon cette communication, des dénonciations sont parvenues aux services de la coordination des ressources humaines faisant état de véhicules de fonction des structures du cabinet du Chef de l’État, qui auraient été aperçus notamment sur l’avenue Mondjiba, au niveau du centre commercial GG Mart, roulant en sens contraire.

Les personnes concernées, dont Congo Guardian préfère taire les identités, ont été identifiées par leurs services d’affectation et les plaques des véhicules administratifs.

Face à ces faits, la coordination des ressources humaines annonce qu’une interpellation officielle leur sera adressée dans les plus brefs délais, conformément aux textes régissant les mesures disciplinaires au sein du cabinet du Chef de l’État.

Cette interpellation intervient dans le sillage de la note de rappel à l’ordre diffusée récemment au sein du cabinet, dénonçant la recrudescence de comportements dangereux impliquant certains chauffeurs et bénéficiaires de véhicules immatriculés « PR » : circulation en sens interdit, double file, intimidations d’usagers et invocation abusive de l’autorité de la Présidence.

Dans ce message interne, le coordonnateur des ressources humaines insiste sur le caractère non négociable du respect des règles : « Nul n’est au-dessus de la loi et nul n’est censé ignorer la loi », rappelle-t-il.

À travers ces premières interpellations, la Présidence de la République semble vouloir démontrer que la note de fermeté récemment adressée aux usagers des véhicules officiels ne restera pas lettre morte, dans une ville de Kinshasa où l’indiscipline routière et les abus de cortèges officiels alimentent régulièrement l’exaspération des automobilistes.

Le signal envoyé est sans équivoque : les contrevenants seront identifiés et sanctionnés, y compris à l’intérieur même de la première institution du pays.

CG

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *